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Roland Jaccard : un violeur, pedophile et raciste ?

C'est en regardant l'émission Balance Ton Post au sujet de la prostitution que j'ai pris connaissance de cet homme dont je n'avais jamais entendu parlé auparavant. J'ai depuis mené une brève enquête, qui ne m'aura prise que quelques clics puisque monsieur ne cache pas sa nature répugnante et que, comme le pédophile Matzneff récemment épinglé dans les médias et qu'il considérait comme un frère, il étale sa perversité sans aucune retenue et dans l'indifférence quasi générale depuis des années.


Roland Jaccard est le co-fondateur du magasine réactionnaire Causeur et l'un des rares signataires de son fameux texte "Touche pas à ma pute !" dans lequel des hommes revendiquaient leur droit à acheter le consentement sexuel de femmes précaires.


Notre cher Roland est l'auteur de plusieurs torchons aux titres évocateurs :

Sugar Babies, Une fille pour l'été, une liaison dangereuse.


Oui, c'est bien lui le vieux dégueulasse qui figure en couverture de son livre une liaison dangereuse, bouffant la joue de sa co-auteure qu'il tient par les cheveux. Elle a 23 ans au moment de l'écriture du roman qui parle d'une histoire d'amour entre un vieux pervers et une "lolita".


Lolita est un terme largement répandu de nos jours qui signifie "petite fille". Mais les dictionnaires nous donnent une définition plus précise : "très jeune fille qui suscite le désir des hommes". L'idée principale derrière l'usage du terme Lolita est qu'une enfant a un pouvoir de séduction sur les hommes et qu'elle les manipule volontairement du haut de ses 11 ans. Inspiré par le livre du même nom écrit par un pédophile qui retrace son obsession envers une enfant qu'il surnomme Lolita, le terme s'est popularisé et avec lui l'idée que des petites filles peuvent séduire les hommes en mangeant une sucette. D'où la chanson d'Alizée devenue un classique malgré le fait qu'il s'agissait ni plus ni moins d'un hymne à la pédophilie : "Moi, je m'appelle Lolita, Collégienne aux bas, Bleus de méthylène" (je ne comprenais pas les paroles lorsque, petite, je la chantonnais) et l'usage du terme "Lolicon" pour parler des mangas à tendance pédophile.


Pour rappel, Jaccard a 78 ans à l'heure où j'écris ces lignes et se vente de cibler des jeunes femmes d'au moins 50 ans de moins que lui. "Trop vieille ou trop grosse" sont les femmes de son age, selon lui.


C'est ainsi qu'il a écrit un livre pseudo-auto-biographique intitulé Sugar Babies dans lequel il s'épanche sur ses obsessions racistes envers les petites japonaises. Bien entendu, la couverture figure une écolière.

Tout ça me rappelle un certain Yann Moix qui avait lui aussi déclaré que les femmes de son age n'avaient aucun intérêt pour lui et qu'il préférait les jeunes asiatiques.


Pourquoi ces vieux pervers ciblent-ils nos consœurs asiatiques ? Parce que dans l'esprit du mâle occidentale les femmes asiatiques, en particuliers de l'est de l'Asie, sont toutes minces, enfantines, imberbes et surtout timides, douces et soumises. Il s'agit d'un cliché raciste qui a la vie dure et que ces hommes cultivent à travers leurs interactions avec des prostituées asiatiques qui n'ont d'autres choix que de tenter d'émuler les fantasmes misogynes et racistes de leurs clients.


L'éditeur de Roland Jaccard a décrit ce chef d'oeuvre de narcissisme ainsi : "Pour une esthétique de la catastrophe vouée à la grâce et la beauté des jeunes nippones…" Un commentaire client sur le site d'Amazon au sujet de cette sublime oeuvre littéraire m'a laissé rêveuse : "On pénètre dans la personalité (sic) de cet individu curieux qu'est Roland Jaccard... en refermant le livre, on se prend à rêver de le rencontrer quelque part dans le quartier latin, et de partir avec lui en copains à la conquête des jeunes lolitas qu'il décrit si bien." Aaah... le détournement de mineure, c'est si... poétique.

Comme la plupart des pédophiles, Jaccard voue une haine palpable envers les femmes qui ne sont pas très jeunes et/ou qui ont un corps de femme adulte dans toute sa diversité et surtout dans toutes ses formes. De plus il estime, à l'instar des neo-nazis, que la population blanche est en train d’être remplacée par des "africains" et des "arabes" qui nous islamisent.


Sur son blog il écrit :

"Ma dernière conquête avait cinquante ans de moins que moi. Elle m’avait plaqué. Un ami m’avait conseillé de m’inscrire sur Tinder et de ne pas négliger les réseaux sociaux. Je me suis donc mis à la page. L’expérience ne fut pas concluante : trop de filles vénales, analphabètes et, à mon goût, trop vieilles ou trop grosses – souvent les deux à la fois. Je m’étais rabattu sur Asia Charm. Je voyageais ainsi à travers l’Asie, sans les désagréments du tourisme lambda. J’étais pratiquement converti au virtuel. Et soudain, dans la nuit, je reçus un message d’une fille qui ne savait pas où dormir. Elle était exténuée. Ce qu’elle voulait, c’était un lit. Ce que je voulais, c’était son corps enfantin. (...) Dans un mouvement d’humeur, j’ai traité Karina de sotte et d’inculte. Elle a aussitôt fait sa valise, commandé un taxi et s’est tirée. Dieu que les jeunes filles sont devenues susceptibles. Et moi qui espérais une nuit orgiaque pour mon anniversaire, me voici bien démuni ! (...) «  Les femmes qui ont de gros seins ont une petite cervelle » ( ce n’est pas le cas de Karina ), disait Sartre qui ne se trompait pas toujours. Que penserait – Il en voyant à quel point aujourd’hui les protubérances mammaires s’affichent fièrement. Quant aux culs, ils ont le volume d’une Buick des années soixante. Et les lèvres, épaisses et soulignées, suggèrent que les filles ont passé plus de temps dans les toilettes des garçons à leur tailler des pipes que dans les salles de classe à étudier : « Le Rouge et le Noir » (...) A dix-huit ans, à Lausanne, dans le journal de la fac, je publiais un article au titre provocateur : «  Pas de pitié pour les grosses ! » qui était passé comme une lettre à La Poste. « Une femme n’est jamais assez mince, ni assez riche », disait l’impératrice Sissi. J’en parlais avec Jean-Marc Parisis. Nous sommes tombés d’accord : le physique des filles a tellement changé qu’on en vient à se demander si, inconsciemment, elles ne s’apprêtent pas à être au goût des Africains et des Arabes. C’est à ce genre de minuscules changements qu’on peut prendre conscience du grand remplacement qui s’opère. L’apparence physique relève toujours d’une idéologie : celle de l’islamisation n’est pas de mon goût (...)"

C'est dans ce même post qu'il décrit ce qui semble bien être l'agression sexuelle de la jeune femme qu'il prétend héberger :


Ce mercredi 25 septembre 2019 La nuit passée, je me suis introduit dans son lit pendant qu’elle dormait. À son réveil, elle a cru que c’était un rêve.

J'aurai pu le qualifier de violeur sans tomber sur cette phrase, en prenant simplement en compte le fait qu'il déclare utiliser la prostitution pour avoir accès au corps des femmes. C'est à dire qu'il achète un "oui" et que le "oui" n'en est donc pas un. Le fait qu'il s'introduise dans le lit de jeunes femmes sans qu'elles ne le sachent n'est qu'une autre forme de viol à ajouter à son tableau de chasse.


C'est sans surprise que j'ai appris que Jaccard a aussi été enseignant et qu'il a pratiqué brièvement la psychanalyse. Il s'est même érigé en spécialiste de la chose lorsqu'il travaillait pour le journal Le Monde. La secte freudienne justifie en long, en large et en travers non seulement la haine des femmes mais l'idée selon laquelle les enfants veulent avoir des rapports sexuels avec des adultes.


Jaccard a aussi publié certaines pages de son journal pseudo-intime qui figurent à chaque fois des photos de jeunes asiatiques dénudées.


Sur sa chaîne YouTube je suis tombée sur cette vidéo (edit : il a supprimé sa chaîne depuis). On y voit une jeune femme typée asiatique nommée "Alice" (sans doute un pseudonyme) assise dans un restaurant. Elle porte une robe enfantine et deux nœuds papillons dans les cheveux. Elle tient entre les mains le livre de Jaccard, avec l'écolière japonaise en couverture. Il la filme en gros plan et lui demande de parler de son livre, qu'elle n'a pas encore lu. Je reconnais le comportement de la jeune femme immédiatement. Je l'ai déjà vu. C'est la "girlfriend experience" : la prostituée doit divertir son client socialement en plus/ou à la place de le divertir sexuellement. Son comportement est identique aux autres "girlfriends" ou "sugar babies" que j'ai vu. La jeune femme doit être docile et n'avoir aucune opinion qui puisse déplaire à son client. Elle doit sourire, beaucoup, jouer les femmes-enfants, naïves, curieuses et malléables. "Alice" est terriblement mal à l'aise dans cette vidéo, c'est très visible. Elle doit pourtant faire semblant de passer un bon moment avec lui, de le trouver intéressant, elle adopte des mimiques enfantines et timides, elle joue son rôle, fait semblant de rire, semblant d'avoir envie de parler à ce pervers raciste qui a au moins 52 ans de plus qu'elle. Et il en est content. Peut-être même s'est-il convaincu qu'elle était réellement heureuse d’être coincée là, avec lui. Dans une seconde vidéo, toujours dans le restaurant, il lui distribue des photos morbides et fétichistes de jeunes femmes japonaises et lui demande de les commenter. Elle essaye de parler de l'aspect artistique. Il lui demande si elle accepterai de poser nue.


Toujours sur sa chaîne YouTube, aujourd'hui supprimée donc, Jaccard publiait des vidéos glauques dans lesquelles il filmait des photos morbides d'écolières asiatiques allongées les mains attachées ou de femmes nues kidnappées par des monstres.

Enfin, une autre vidéo intitulée "Pitié pour les hommes !" le présentait dans le même café restaurant où figurait Alice, mais cette fois ci il y interviewait un homme qui déclarait avoir été accusé de harcèlement sexuel injustement. L'homme expliquait être tombé amoureux d'une femme qu'il n'avait jamais rencontré et lui avoir écrit des "lettres d'amours" (le vocabulaire de Jaccard). L'intéressé décrivait plutôt "des lettres salées". En fait des messages pornographiques. Naturellement la femme harcelée l'a signalé aux autorités et il a été interné en hôpital psychiatrique au lieu de faire de la prison. Il en a fait un livre pour expliquer sa victimisation. Conclusion de Roland Jaccard et de son acolyte : c'est la faute aux mouvements "me too" et "balance ton porc" ; "maintenant il faut prendre ses précautions avec les femmes".




-Modesta