Misogynie de gauche

Aujourd'hui je pense à ces milliers de militantes écœurées, épuisées, exaspérées, ayant dévoué tant de temps et d'énergie dans la lutte politique pour finir foulées au pied par des "camarades" qui apprécient grandement la main d'œuvre féminine tant qu'elle ferme sa gueule et reste à sa place.


J'ai le luxe d'avoir été mise en garde dès le début, puisque un membre de ma famille, délégué syndical à la CGT, était lui même d'une misogynie des plus brutale et m'avait expliqué enfant que les femmes existaient pour servir les hommes.


Malgré tout, il me restait quelques espoirs qui furent réduit à néant lors de mon entrée dans l'univers de la gauche, humaniste, progressiste et solidaire, où je fus accueillie en fanfare par un montage hideux figurant la tête de Marine Le Pen apposée sur le corps d'une grosse femme portant un bikini taché de noir et blanc : vous l'aurez compris, Marine Le Pen est une grosse vache. Dans l'hilarité générale certains ajoutèrent que le créateur de cette œuvre avait choisi un corps trop mince pour pouvoir convenir à Marine Le Pen. Ah ah. Marine Le Pen est grosse. Ah ah ah. Ah.


Il s'agit au final d'une représentation récurrente des femmes chez les militants de gauche qui repeignent leurs adversaires féminines en prostituées qui n'ont rien dans la cervelle, aucune conviction, aucun raisonnement politique : elles ne servent qu'à se faire "baiser", elles sont grosses car elles s'empiffrent sur le dos des hommes, ce sont des "salopes", "putes", "chiennes" etc.


Commentaire d'un gilet jaune sur la page de Marlène Schiappa.

On ne juge pas le degré de misogynie d'un homme en observant comment il traite les femmes qu'il apprécie, on l'observe précisément à la façon dont il traite celles qu'il déteste.


Commentaire d'un "insoumis".

Un homme de gauche qui s'épanche en insultes et caricatures sexistes, sous prétexte que la femme en question lui pose problème, est un homme pour qui le sexe féminin en lui même pose problème. Dès lors, les militantes ne sont jamais en sécurité tant qu'elles militent à ses côtés, puisqu'il suffira qu'il les juge un jour problématiques pour que le fusil se tourne vers elles, un peu comme Charlie Hebdo l'a fait lors de la coupe du monde de football. Les femmes ont marché par milliers en soutient à Charlie Hebdo après les attentats, en réponse Charlie se moque de leurs corps, de leurs sexes, de leurs sports et les décrit comme des objets sexuels passablement emmerdants.



Une femme peut militer pour la justice sociale aux côtés des hommes pendant longtemps et, du jour au lendemain, se rendre compte que durant tout ce temps ses compagnons de lutte ne combattaient en fait pas du tout l'injustice et la considéraient comme inférieure du fait de son sexe. J'ai moi même milité très brièvement pour un parti, utilisant mes capacités d'édition de vidéo pour créer une chaine youtube politique récoltant rapidement des millions de vues. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'un "camarade" reposta mes vidéos sur sa chaine, expliquant qu'il ne pensait pas que "cette madame" ai réellement crée ces vidéos et qu'il remerciait donc le vrai auteur anonyme pour son travail. Loué soit le pénis créateur ! Remarquant que ce type de sexisme était endémique, j'ai du jour au lendemain supprimé ma chaîne et ainsi privé ces messieurs d'un fort outil de propagande. Les gonzesses sont comme ça, elles ont des moments d'hystérie imprévisibles.


Clairement, l'insulte qui revient le plus souvent vise à transformer les femmes en une autre espèce animale qui représente alors une créature stupide, inutile et simplement bonne à être consommée. A lire les militant(e)s de gauche, on croirait s'être donné rendez-vous dans un zoo : les femmes sont des grosses dindes, chiennes, ânesses, pintades, bécasses, équidés, truies, vaches etc. Brigitte Macron est régulièrement surnommée "la guenon".


Dans un des groupes Facebook de la France Insoumise, le grand penseur du jour s'appelle Patrice et nous offre tout l'étendu de son respect pour les femmes politiques :



Les Insoumis approuvent par centaines (voir ce diaporama) :



Vous remarquerez que les femmes de gauche ne sont pas en reste non plus lorsqu'il s'agit d'insulter d'autres femmes.


La France Insoumise est représentée par Jean-Luc Mélenchon, un homme de gauche s'il en est et qui mérite donc qu'on s'arrête sur son cas un instant. D'autant plus qu'aucun homme politique n'utilise les mots "patriarcat", "femmes" et "parité" autant que lui. Une parité qui disparait souvent lorsque l'on se retrouve devant un micro :




Jean-Luc Mélenchon se veut moderne (il parle même parfois de la théorie du genre entre deux clins d'œil vers les anti-féministes de jeuxvideos.com). Pourtant dans une émission de télé il a déclaré avec tout le sérieux du monde ne pas être en capacité de comprendre les femmes. Non pas une femme. Les femmes. En effet, les femmes sont "comme des chats" selon lui (un autre animal à ajouter à notre longue liste zoologique) et nous sommes si mystérieuses, si insondables, que notre pauvre Jean-Luc ne comprend pas un traitre mot de ce qui sort de nos bouches. Il trouve donc qu'il est beaucoup plus difficile de débattre avec une femme car nous sommes plus "habiles", entendez ; plus fourbes, félines, cachotières. Peut-être devrait-il nous apporter des croquettes afin de nous distraire, s'il ne peut décidément pas nous vaincre à coups d'arguments. Juste une suggestion.


Mélenchon s'est aussi distingué pour son soutient infatigable envers Julian Assange, un homme accusé de viol, oh pardon, pour citer Mélenchon ce n'est qu'un "soit disant" viol et qui a aussi expliqué dans sa grande sagesse qu'à cause du capitalisme, du féminisme et de l'athéisme les européens deviennent stériles. Cette stérilité favorise donc l'immigration et nous assistons à un grand remplacement de population. Tous les néo-nazis du monde applaudissent.



Julian Assange, symbole de la liberté d'expression et héro de la gauche masculine, est accusé de viol par deux femmes différentes. Il a d'ailleurs déjà mis enceintes 4 femmes, les laissant donc élever seules leurs enfants et a exprimé un désir clair de mettre le plus de femmes possible enceintes, de préférence des femmes vierges. C'est donc sans surprise que l'on apprend les circonstances des viols dont il est accusé : dans l'un des cas il a prétendu utiliser un préservatif mais ne l'a en fait pas fait, dans le second il a utilisé un préservatif et une fois la jeune femme endormie après le rapport sexuel, il l'a violé pendant son sommeil sans préservatif. Grotesque complot selon ses fanboys, mais selon les autorités suédoises il s'agit de crimes auxquels il se doit de répondre. Mais Julian Assange a choisi de rester caché, décrivant la Suède comme "l'Arabie Saoudite du féminisme."


Lorsqu'en 2017, la Suède a finalement abandonné ses poursuites contre Assange, tout simplement parce qu'elle ne parvenait pas à le faire coopérer aux procédures judiciaires normales dans ce genre de situation, Jean-Luc Mélenchon exultait :



Ce tweet est tellement révélateur de la mentalité de l'homme :


1) Il ne voyait aucun problème à continuer de soutenir un potentiel violeur en série en fuite. Il ne lui était même pas venu à l'esprit de prendre ses distances en attendant un éventuel jugement. Soutenir un anti-féministe que deux femmes accusent de viol ne lui posait aucun cas de conscience.


2) Il considère que si un homme n'est pas condamné pour viol alors il est innocenté. En l'occurrence, Assange n'a pas été jugé et de manière générale, la large majorité des plaintes pour viol reste sans suite. Assange ne fait que s'ajouter à ces statistiques accablantes. Mélenchon se félicite donc de voir deux plaintes pour viol classées sans suite. Ce dernier n'a pas non plus l'air de bien comprendre comment la justice fonctionne et croit que si une personne n'est pas trouvée coupable alors elle est innocente. Je suis désolée de vous apprendre, monsieur Mélenchon, que si je tague le mot "bouffon" sur votre porte d'entrée et que personne ne me trouve coupable, cela ne veut pas dire que je suis innocente. Accessoirement : 2+2=4 et l'eau ça mouille.


Voilà une petite anecdote personnelle. Après un séjour chez nos voisins anglais, Mélenchon revint vers nous tout heureux d'avoir échangé avec Jérémy Corbyn, le leader du parti travailliste et à l'époque un ardent défenseur de la prostitution (aujourd'hui, il continue de bafouiller qu'il ne veut pas que les "clients" de la prostitution soient punis par la loi, on se demande bien pourquoi.) Peu importe, Mélenchon le féministe était aux anges, presque autant qu'après avoir rencontré le président de gauche du Mexique, pays dans lequel les hommes assassinent au moins 5 femmes par jour en toute impunité. Il posta alors une photo de lui et son nouvel ami, bras dessus bras dessous, sur Facebook. En tombant dessus, j'écrivis un commentaire légèrement agacé qui tenait en une phrase : "Corbyn est pour la légalisation de la prostitution, pour les droits des femmes on repassera..." Ni une, ni deux, mon commentaire fut effacé et je fus bannie de la page officielle de Mélenchon. Imaginez-moi donc, perplexe, devant mon ordinateur. Quelle rapidité pour faire disparaître une simple déception féministe ! Quelle réaction épidermique ! Mon commentaire mettait pourtant un brin de réalisme au milieu des "Corbyn et Mélenchon, deux rayons de soleil qui illuminent la politique, merci!" Je ne saurais jamais si c'est l'administrateur de la page ou bien Jean-Luc Mélenchon en personne qui m'a banni, mais mon petit doigt me dit qu'un certain Méluche n'a pas apprécié que je lui pourrisse sa photo de vacance.


A travers ce genre d'exemple, on se rend compte que les droits des femmes ne sont qu'anecdotiques pour les hommes de gauche. Nos vies sont secondaires, l'humanité c'est avant tout les hommes.


En 2012, lors d'un meeting à Lille, Jean-Luc Mélenchon récita ce poème murement choisi à son audience mixte :


Les hommes Les hommes sont faits pour s’entendre Pour se comprendre, pour s’aimer, Ont des enfants qui deviendront pères des hommes Ont des enfants sans feu ni lieu Qui réinventeront les hommes Et la nature et leur patrie Celle de tous les hommes Celle de tous les temps.
- Paul Eluard

La liberté, l'égalité mais surtout la fraternité, le patriarcat, l'homoérotisme, l'effacement absolument total des femmes à tous les niveaux. Car nous ne sommes pas la patrie. La patrie signifie littéralement "pays des pères".


Voilà pourquoi les gilets jaunes décidèrent d'organiser une manifestation le jour de la marche contre les violences faites aux femmes et rétorquèrent à toute objection que "le peuple", "les travailleurs" (les hommes) étaient prioritaires.



Les gilets jaunes ne sont pas tous de gauche, mais de manière générale les revendications portées par le mouvement sont dans la tradition de l'idéologie socialiste. Et dans la tradition de l'idéologie socialiste, l'ouvrier, le travailleur, le peuple c'est l'homme. Les femmes et leurs souffrances ne sont que des distractions, du "on verra plus tard", "ça se règlera en même temps que tout le reste". Alors lorsque même Jean-Luc Mélenchon décida de se rendre à la marche féministe plutôt qu'à celle des gilets jaunes, certains de ses partisans furent perplexes :



Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement masculin. Non pas que les femmes ne participent pas, mais les têtes d'affiche sont quasi toujours masculines, ainsi que les méthodes de combat et les slogans véhiculés.



Dans la culture de gauche, deux éléments de propagande bien précis reviennent sans arrêt :


1) On compare la pénétration sexuelle à un acte de domination, destruction et dégradation, ce qui en dit long sur la façon dont les hommes perçoivent leurs relations avec les femmes.



2) La femme devient le symbole du capitalisme, à la fois parce que c'est elle qui tient secrètement les manettes mais aussi parce qu'elle est une créature superficielle, vénale et imbue d'elle même.



Cette mentalité est parfaitement illustrée dans la chanson "P'tite pute" du chanteur chevrotant Damien Saez dans laquelle il reprend point par point tous les éléments de propagande misogynes de la gauche en représentant le capitalisme sous les traits d'une femme :


"Je fais coin-coin, tu sais, si tu mets les dollars

J’suis la reine des shampoings, la reine des accessoires

Le peuple aime bien liker quand y s'fait enculer

Mes vacances sur des yachts, j'prends mon cul en photo

Pour faire bander la terre, pour des millions d'prolos

Je signe des autographes aux gamines sans cerveau

J'trinque au Dom-Pé qu’j’me suis fait sur ta gueule

J'ai rien fait dans la vie qu'vendre mon cul sur la toile

Ouais mais les populaires me prennent pour une étoile

J'suis qu'une p'tite putain d'collabo

Le monde crève sans abri, des tentes sur des trottoirs

Toi, tu prends des selfies, t'as la larme au regard

La planète crève, c'est sûr, j'l'ai tweeté hier soir

J'me balade aux soirées humanitaires, vends l'espoir

Pour sauver les p'tits singes, pour sauver les p'tits noirs

Je peux sucer la bite, tu sais, de tous les rois

Toujours mon téléphone avec moi, comme une conne

Le monde crève et j'le regarde du haut d'mon jet privé"


Tu as 43 ans Damien. Ta crise d'adolescence a assez duré.


Il y a environ 4 ans, je suis tombée sur une caricature qui m'a rappelé mes premières errances dans les cercles de gauche :



Sur cette image vous pouvez voir une militante féministe et végan (dont le prénom avait été écrit en grosse lettre en haut de l'image ici tronquée) représentée en animal et prostituée en surpoids. Cette caricature englobe une nouvelle fois tous les aspects typiques de la misogynie de gauche dont j'ai déjà parlé. L'auteur de ce déchet n'est autre que le chanteur (has been) Bruno Blum. Ce dernier est aujourd'hui reconverti en grand défenseur de la cause animale et a publié un livre autobiographique sur sa transition au véganisme. Vous apprécierez la cohérence de sa pensée avec cette illustration qui enchantera vos yeux ébahis. Le fait que Blum signe cette caricature qui se résume littéralement à de l'humour pipi caca prout niveau CP me rappelle malheureusement que beaucoup d'hommes sont fiers de leur médiocrité au lieu d'en avoir honte. Ironiquement, il se décrit sur son compte Twitter comme un homme qui "travaille à faire reculer l'ignorance, la bêtise, la violence et le mauvais goût". La simple existence d'une militante féministe l'avait à l'époque furieusement motivé à dessiner plusieurs caricatures de ce type (généralement sur le thème : cette femme est une truie et elle pète). Son plus beau chef d'œuvre reste cette caricature dans laquelle il représente les féministes comme des nazis en citant les noms et prénoms de plusieurs d'entre elles (que j'ai caché une nouvelle fois) :



Les femmes véganes ont donc à affronter à la fois les personnes qui défendent l'exploitation des animaux et la misogynie des hommes qui prétendent lutter avec elles. Ainsi la même organisation qui prétend dénoncer les mauvais traitements infligés aux animaux imaginera des publicités qui perpétueront l'exploitation des femmes. Ai-je besoin de la citer ? Il s'agit bien sûr de PETA.


"Aucun lapin ne devrait souffrir pour la beauté" (mais les femmes oui)


« Tous les animaux ont les mêmes parties » alors n’oubliez pas de considérer les femmes comme une accumulation de parties à consommer aussi !


"Sauvez les baleines ! Arrêtez de chialer et devenez végétariennes"


Il y a beaucoup à dire sur le mouvement végan et ses militants masculins si sensibles, intelligents et pleins de compassion. Car si les femmes sont les plus nombreuses dans les mouvements qui défendent les droits des animaux, ce sont pourtant les hommes qui ont le plus souvent la parole. Ils publient livres après livres, tiennent des conférences, sont invités sur les plateaux de télé et les femmes, celles qui tiennent la tranchée, sont priées de rester dans l'ombre comme à leur habitude. La politique est affaire d'hommes, surtout lorsqu'il y a de l'argent à en tirer.


Petite pensée pour Aymeric Caron régulièrement invité des plateaux de télé pour défendre les droits des animaux. Lorsqu'un youtuber a osé faire une analyse critique de son livre "Antispéciste", monsieur a surgi de nulle part pour étaler sa misogynie.


En effet, parmi les personnes qui avaient commenté la vidéo se trouvait Marie, de la chaîne anciennement intitulée "La cosméthèque" et aujourd’hui "Réflexion faite". Le commentaire était très court et disait simplement "Le malaise à 21 mn" avec un lien vers le passage de la vidéo qui lui suscitait ce sentiment. Aymeric Caron répondit au commentaire de Marie avec un lien vers l'une des vidéos de cette dernière où elle critiquait les injonctions sexistes qui poussent les femmes à s'épiler. Selon Aymeric Caron, "le vrai malaise" est d'encourager les femmes à ne pas s'épiler. Quel est le rapport ? Aucun. Si ce n'est que lorsque l'autorité d'un homme est possiblement mise en cause, ce dernier dévoile sa haine des femmes sans aucune retenue.


Ainsi, comment les femmes peuvent-elles se sentir à l'aise et oser prendre la parole lorsque se démarquer et donner son avis signifie prendre le risque de se faire attaquer et humilier en raison de son sexe ?


On retrouve cette mentalité dans n'importe quel mouvement de gauche mixte, y compris en ce qui concerne la lutte pour les droits des personnes LGBT où les femmes sont totalement invisibilisées. Lorsque les organisateurs de l'émission Arrêt sur image ont tenté d'organiser un débat sur la gay pride, ils ont été dans l'incapacité totale de trouver une seule femme volontaire pour y participer et ont fini par produire une émission entièrement masculine. La journaliste introduisant l'émission expliqua qu'en règle général les femmes lui répondent qu'elles ne se sentent pas légitimes pour s'exprimer au nom d'une cause ou d'un mouvement. L'absence des femmes est flagrante pour qui ne considère pas que l'avis et l'expérience des femmes sont secondaires.



Oserai-je parler des nombreux témoignages et plaintes pour harcèlement sexuel et viol qui pullulent dans les partis et organismes de gauche ? Non, cet article n'en finirait pas.


Alors que conclure de tout cela ? Etant féministe séparatiste et devant un tel constat, je ne vous surprendrai pas en vous invitant à former des organisations, groupes, mouvements qui soient exclusivement réservés aux femmes afin de ne pas voir vos efforts gâchés ou exploités par des hommes qui, derrière les grands discours, ne cherchent pas une réelle fin de l'exploitation en tant que telle. Je demanderai aussi aux femmes qui sont si promptes à participer à leur propre dégradation en jetant leurs adversaires politiques féminines en pâture aux hommes de réaliser que, ce faisant, elles ne font que retarder le moment où leur tour viendra.


Lorsque les hommes sont au sommet de l’échelle et s’approprie un mouvement politique de gauche, le mouvement est voué à l’échec. Car pour que le mouvement réussisse il est nécessaire de remettre en cause toute forme de suprématie et donc la suprématie masculine. Jamais les hommes n’iront au bout de leurs convictions si la fin de leurs privilèges pointe le bout de son nez à l’horizon. Autrement dit, leurs convictions n’en sont pas et le véritable changement n’est pas leur objectif. Ils cherchent simplement à "prendre le pouvoir" comme dirait Le Front de Gauche.







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