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Le terrorisme masculin


Sources en fin de page.

Terrorisme : ensemble d'actes de violence commis par un groupe ou un individu afin de créer un climat d'insécurité telle que la prise de pouvoir soit possible. Le terrorisme est l'emploi de la terreur à des fins idéologiques, politiques ou religieuses. La terreur est une peur collective que l'on fait régner dans une population pour briser sa résistance et imposer un pouvoir.






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Au moins 137 femmes sont assassinées par les hommes qu'elles fréquentent chaque jour. C'est à peu près 6 par heure.


En 2017, les hommes ont assassiné au moins 87 000 femmes. 30 000 de ces femmes ont été tuées par leurs conjoints.


Ces chiffres n'incluent pas les nombreux meurtres non résolus ou non signalés.


Selon une étude australienne, 80% des meurtres au sein du couple sont le fait d'un homme tuant sa compagne ou son ex. Un quart de ces hommes avait déjà été signalé aux autorités pour violence contre leurs partenaires. Dans 50% des cas, ces hommes ont assassiné leurs ex-compagnes durant les 3 mois après la séparation.

En 2016, aux Etats-Unis, 1 800 femmes ont été assassinés par des hommes (qu'elles connaissaient dans 93% des cas). Une étude récente menée par le FBI sur une période de 5 ans a révélé que 54% des tueries de masse étaient liées à des situations de violence conjugale et incluaient le meurtre de compagnes et/ou d'autres membres de la famille. Dans une enquête étudiant 105 hommes ayant tué leurs compagnes il fut révélé qu'environ la moitié de ces hommes ne montrait aucune empathie envers leurs victimes et qu'un quart n'exprimait aucun remord.


Au Mexique, les hommes tuent 5 femmes par jour avec un taux d’impunité qui s’élève à ce jour à 95%. En l'espace de seulement un an, entre 2012 et 2013, les hommes mexicains ont tué 3,892 femmes. Plusieurs centaines sont aussi portées disparues. Entre 2005 et 2011, 12,023 femmes ont été violemment assassinées au Mexique devenu l'épicentre des féminicides.


En France, un homme tue sa compagne ou son ex compagne tous les 2 ou 3 jours. Au cours des 10 dernières années, les hommes français ont assassiné plus d'un millier de leurs conjointes.


En 2016, 115 appels au 3919 (numéro national d’écoute) venaient de conjointes de policiers ou militaires. Plusieurs études aux USA ont indiqué qu'environ 40% des policiers interrogés avaient commis des actes de violence sur leur femme ou leurs enfants dans les six mois précédant l’enquête. Plus de la moitié des policiers condamnés pour "violence domestique" gardent leur emploi.


1 française sur 5 déclare avoir été harcelée sexuellement sur son lieu de travail. Seulement 5% des cas sont portés devant la justice. 35% des victimes travaillent dans des environnements majoritairement composés d’hommes (quand 86% des femmes travaillant dans un environnement majoritairement composé de femmes n’ont jamais été confrontées au harcèlement sexuel).


Les hommes harcèlent 86% des femmes dans la rue en France. Dans le détail, 66% des femmes ont essuyé des sifflets dans la rue au cours de leur vie, 39% des remarques ou des insultes sexistes, 43% ont été suivies sur une partie de leur trajet, 31% ont subi des attouchements, 8% des Françaises disent avoir subi un viol dans la rue. Ces chiffres se situent plutôt dans la moyenne observée dans les cinq autres pays qui ont fait l'objet de cette enquête - Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni et États-Unis.


49 % des femmes lesbiennes ou bisexuelles ont été victimes d’une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue au cours de leur vie en France ainsi que 36 % des femmes musulmanes.


En 2014, une jeune étudiante allemande intervint pour qu'un groupe d'hommes cesse de harceler deux adolescentes dans un McDonalds. Une heure plus tard, l'un des hommes qu'elle avait confronté l'attaqua et elle décéda quelques jours plus tard de ses blessures à l’hôpital.


Selon un rapport gouvernemental de 2015, 100% des utilisatrices de transport en commun ont été agressées sexuellement, la moitié d'entre elles étaient mineures au moment des faits. 6 femmes sur 10 ont répondu avoir peur lorsqu'elles prennent les transports en commun.


Les prostituées sont la catégorie sociale féminine la plus souvent touchée par la violence masculine. Une femme a entre 60 et 120 fois plus de chance d’être assassinée si elle est prostituée, selon différentes études. Les disparitions de prostituées ne sont pas toujours déclarées à la police ce qui explique pourquoi elles sont souvent ciblées par les tueurs en série qui sont généralement aussi leurs "clients". Les hommes prostituent en priorité les petites filles puisque l'age moyen d'entrée dans la prostitution se situe entre 12 et 14 ans.


Entre 112 et 200 millions de filles manquent au monde, selon Amartya Sen, ancien récipient du prix nobel d'économie. Il y a aujourd'hui 60 millions d'hommes de plus que de femmes dans le monde et l'écart continue de se creuser due à l'élimination des fœtus féminins, du meurtre des bébés de sexe féminin dès la naissance et de la négligence ou de la maltraitance des filles. Ces actes ont lieu principalement en Inde, en Chine, au Bangladesh, au Pakistan, en Indonésie, en Taiwan, au Népal et en Afghanistan. L'UNICEF estime qu'au cours des 3 dernières générations, entre 25 et 50 millions de foetus et de nouveaux nés féminins ont été éliminés en Inde.


En Afghanistan, 243 crimes d'honneurs ont été enregistrés entre Avril 2011 et Août 2013. Les crimes d'honneur sont des assassinats commis par des hommes qui considèrent qu'une femme/fille a fait honte à sa famille. Les tueurs sont généralement le père, le frère et/ou l'oncle de la victime. Parfois la jeune femme ou fille est exécutée car elle a été violée et a donc déshonoré sa famille et perdu toute valeur.


En 2010, 1 200 bébés de sexe féminin ont été tués au Pakistan. Entre 2017 et 2018, 300 bébés morts ont été retrouvés dans des poubelles. Certains bébés avaient été tués de manière particulièrement barbare et 99% d'entre eux étaient des filles. L'un de ces bébés avait été lapidé à mort par ordre d'un imam. Au Pakistan, le nombre de bébés de sexe féminin tués augmente de 20% chaque année.


En Chine, la violence des hommes envers les femmes, la préférence pour les garçons, les avortements forcés et les discriminations dans l'emploi et l'éducation poussent les femmes au suicide. C'est en effet la première cause de mortalité des femmes dans les zones rurales de la Chine où les femmes sont mariées très jeunes. Là-bas, 1 femme sur 3 se suicide. 56% des suicides féminins dans le monde ont lieu en Chine alors que la Chine ne représente que 19% de la population mondiale. 500 femmes chinoises se suicident chaque jour soit 182 500 par an.


En Égypte, 91% des femmes ont subi des mutilations génitales. 75% au Burkina Faso. Ces mutilations ont pour but d'assurer la pureté de l'enfant pour son futur époux ainsi que de réduire son plaisir sexuel. Certaines filles en meurent dans d'atroces souffrances. Ces mutilations peuvent avoir lieu dans un hôpital ou chez elle avec un simple bout de verre. Il en existe plusieurs types ; découpant les grandes lèvres, tranchant le clitoris, découpant les petites lèvres, cousant le vagin. Elles se pratiquent aussi en Somalie, Érythrée, au Nord-Soudan ou en Gambie. Peu de gens semblent le savoir mais ces mutilations ont aussi lieu en Europe bien qu'interdites. Selon le parlement européen, 500 000 femmes européennes vivent avec les séquelles de l'excision et 180 000 fillettes constituent actuellement une population à risque au sein de l'U.E. On compte plus de 13 000 femmes excisées en Belgique et 65 000 en Grande-Bretagne. 7 fillettes sont mutilées à vie chaque minute à travers le monde.


En Inde, entre 40 et 50% des femmes assassinées (généralement brûlées) le sont par leurs époux et sa famille dans un contexte de mariage arrangé et d’extorsion de dot. Ce pourcentage est stable depuis 20 ans. Parfois après la mort de leurs époux, les femmes indiennes sont encore brûlées vives car elles n'ont pas le droit de vivre sans leurs maris.

En Inde toujours, une fille qui a entre 1 et 5 ans a 75% plus de chance de mourir qu'un garçon du même age. Le taux de mortalité des petites filles indiennes est particulièrement élevé due à la violence que les hommes exercent sur les femmes et filles de leurs familles. L'UNICEF explique que les filles ont aussi moins de chance de survivre car elles ne sont pas nourries ou soignées, contrairement aux garçons. Certaines familles affament délibérément leurs filles ou leur donnent seulement les restes lorsque les hommes et garçons ont fini de manger. Cette discrimination s'étend aussi aux femmes plus âgées de la famille. Les infanticides de bébés filles sont très répandus ; elles sont noyées, enterrées vivantes ou empoisonnées. Mais pour éviter d’être dénoncés à la police certains font en sorte qu'elles tombent malades, utilisant notamment la pneumonie dont elles meurent 5 fois plus que les garçons.


66 millions de filles sont privées d'éducation chaque année. Au Yémen, les écoles sont vidées pour remplir des lits "conjugaux". Des jeunes filles de 9, 10 ou 11 ans sont mariées de force à des hommes adultes qui les violent et les battent régulièrement. Chaque année, 14 millions de petites filles sont mariées de force pour un total de 650 millions actuellement. Certaines d'entre elles meurent durant la première nuit de noce après que leurs époux aient complètement détruit leurs corps d'enfants.


En France, toutes les 9 minutes un homme viole ou essaye de violer une femme. La plupart des viols sont commis par des hommes (99%) en qui la victime avait confiance : conjoint, ex conjoint, ami, membre de la famille... 1 victime sur 2 a moins de 15 ans. 580 000 femmes rapportent avoir été agressées sexuellement chaque année. L’enquête organisée par le collectif Nous Toutes, interrogeant près de 100 000 femmes, a trouvé que 1 femme sur 6 a été violée lors de son premier rapport sexuel et 53% des femmes ont été violées par un ou plusieurs partenaires.


En France, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, en Finlande, en Suède et au Danemark environ 50% des femmes déclarent avoir été agressées sexuellement. En Belgique, 96% des plaintes pour viols n'aboutissent pas à un jugement. Au Etats-Unis, seulement 2% des homme accusés de viol vont en prison et 80% des femmes handicapées ont été agressées sexuellement. Une femme sans domicile présentant des troubles mentaux a 97% de chance d’être violée. En Afrique du Sud, les hommes violent une femme chaque minute et 25 000 enfants par an.


Aux Etats-Unis, 1 femme sur 5 est violée au moins une fois au court de sa vie. 1 femme sur 3 est agressée sexuellement au court de sa vie. 51% des femmes ayant dénoncé un viol a déclaré avoir été violé par son conjoint et 40.8% par un autre homme de son entourage. 45% des femmes natives d’Amérique du nord ont subi des violences sexuelles. 91% des victimes d'agressions sexuelles et viols sont des femmes/filles. 8% des viols sont commis sur le lieu de travail de la victime. 96% des violeurs d'enfants sont des hommes. Il est estimé que les hommes trafiquent au moins 325 000 enfants chaque année.


La quasi totalité des vidéos pornographiques hétérosexuelles comportent des actes de violence envers la ou les femmes présentes (88% des vidéos les plus populaires). Certains actes sont reconnus mondialement comme des actes de torture, d'autres font référence à l'esclavagisme. Le type de vidéos que les hommes recherchent le plus est teen/adolescente/mineure/écolière. Chaque jour, des millions d'hommes (9 sur 10) se masturbent en regardant des vidéos dans lesquelles d'autres hommes crachent sur/urinent sur/frappent/étranglent/violent/filment à leur insu des femmes en les traitant de "sac à foutre", "salope", "grosse pute", "trou", "vide couille", "chienne", "beurette", "négresse", "asiat" qu'ils "défoncent", "détruisent", "humilient", "démolissent", "font pleurer", "punissent" et ces vidéos sont légales. Seulement 10% des vidéos pornographiques contiennent des actes de tendresse (baisers, caresses, rires, compliments). L'industrie pornographique est dirigée par les hommes et leur rapporte 97 milliards de dollars. L'espérance de vie d'une prostituée dans la pornographie est de 36 ans.


Interrogés dans le cadre d'une étude nord américaine, 50% des étudiants masculins ont répondu qu'il était acceptable de violer une femme si elle les excitait. 30% répondirent qu'il est probable qu'ils violeraient une femme s'ils le pouvaient.


En Afrique, en Asie et dans les îles pacifiques beaucoup de femmes et filles sont encore assassinées car accusées de sorcellerie.


Dans l'armée nord américaine un homme viole l'une de ses sœurs d'arme toutes les 3 heures. Dans l'armée israélienne en 2012, 500 soldates ont déposé plainte pour harcèlement et agressions sexuels. Dans l'armée britannique, les deux tiers des femmes ont été victime de harcèlement sexuel et un quart d'entre elles ont envisagé de démissionner à cause des comportements sexuels persistants des hommes. Dans l'armée australienne, 62% des femmes se sont dites victimes de harcèlement et en 2012 24 viols avaient été dénoncés. Dans l'armée suédoise, 35.9% des femmes ont déclaré avoir été harcelées sexuellement.


Les hommes ciblent aussi les femmes en tant de guerre utilisant le viol comme une arme pour humilier les vaincus, diviser et traumatiser les communautés. Après la victoire contre l'Allemagne Nazi, les armées de tous les pays vainqueurs ont violé les allemandes en toute impunité. Plusieurs millions de femmes ont été violées pendant cette période, certaines plus de 60 fois. Les soldats nord américains ont aussi semé la terreur en France (qu'ils étaient censés venir aider) en violant plusieurs milliers de femmes françaises. Ces comportements sont systématiques lors de conflits militaires (toujours initiés par les hommes). D'autres exemples viennent à l'esprit tel le Vietnam, le Japon, l’Indonésie ou l'Irak. Le plus souvent, les soldats violent les femmes et filles civiles avant de tuer toute leur famille ou bien les garde comme esclaves sexuels. Ces attaques ne sont pas enregistrées et sont donc absentes des statistiques. Le nombre de femmes tuées et violées par les hommes est donc beaucoup plus élevé qu'annoncé généralement.



-Modesta





Photo de couverture : l'un des nombreux collages dénonçant les féminicides partout en France initiés par Marguerite Stern et de nombreuses autres militantes.



Sources :