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La chasse aux TERFs

Attention : cet article comporte des propos et images violemment misogynes véhiculés par les militants trans qui peuvent choquer.

Si tu es comme 99.9% des français, alors l’acronyme "TERF" ne te dira rien du tout. A juste titre, puisqu'il s'agit d'un terme anglais qui ne veut rien dire en français. Les femmes qualifiées de "TERFs" sont supposées être des féministes radicales qui excluent les personnes trans. Sauf que ce que les nord américains appellent "féminisme radical" n'est autre que le féminisme français lambda. Du moins, tant que les néo-libéraux n'ont pas encore fini leur travail de sape.


Pires que des nazis, pires que des violeurs d'enfant, pires que Macron (oh !) les TERFs sont sexistes, religieuses, de droite, racistes mais aussi féministes radicales de gauche. Comment est-ce possible ? Chut. Ne réfléchis pas trop. Elles tuent des personnes trans en respirant, c'est tout ce qu'il te faut savoir. Alors si tu en croise une, contente toi de lui expliquer comment tu souhaites la voir mourir. Bravo, te voilà progressiste.

Les "TERFs" sont en fait simplement des féministes qui ne pensent pas qu'il est possible de changer de sexe ou que les stéréotypes sexistes soient innés, le fruit d'un cerveau sexué. Cette position implique donc qu'elles ne croient pas qu'un homme qui se prétend femme en soit une et vice versa. Bon, dans les faits, non seulement les féministes n'excluent pas les femmes qui s'identifient comme trans mais le terme "TERF" est utilisé à tort et à travers au sujet de n'importe quelle femme qui n'avale pas la soupe non-binaire et les pénis qui vont avec.


Début 2020, la militante "féministe" Fatima Benomar se rendit sur Facebook pour déclarer qu'elle avait l'intention d'assassiner une femme. Pour préciser, Fatima est une militante de gauche particulièrement opposée à la prostitution, co-créatrice du collectif "Les Effrontées" et membre du collectif "Nous Toutes", qui intervient occasionnellement à la télévision ou à la radio pour défendre des causes féministes. Pourtant, ce jour là, Fatima demanda à une internaute son adresse afin de se rendre chez elle avec un bidon d'essence pour la brûler vive. Son interlocutrice lui demanda alors si elle souhaitait tuer toutes les femmes qui sont en désaccord avec elle. Fatima répondit qu'il était acceptable d'assassiner certaines femmes si elles sont racistes, fascistes ou des "TERFs".

Lorsque j'ai questionné Les Effrontées au sujet de ces propos on m'a d'abord répondu que Fatima n'était plus à la direction du collectif, manière de se désolidariser en disant que ses propos n'engagent donc que elle. J'en étais relativement satisfaite, jusqu'à ce que la personne qui me répondait ne rajoute que de toute manière ce ne sont que des mots, des paroles en l'air, à ne pas prendre au sérieux. Je ne considère pas les menaces de mort comme des paroles en l'air et la loi est plutôt de mon coté sur ce point (une fois n'est pas coutume). Fatima a de la chance ; les menaces qui ciblent les femmes sont rarement prises au sérieux. D'ailleurs, je n'ai jamais fait de menaces de mort à qui que ce soit de ma vie, ce qui, pour une sorcière méritant le bûcher, est plutôt étonnant.


Les propos de Fatima font miroir à un message anonyme que j'ai reçu, il y a maintenant 5 ans, me traitant de "terf" et m'invitant à me suicider en achetant un bidon d'essence pour me mettre le feu. Était-ce Fatima à l'époque qui m’envoyait des messages haineux ? Non. Les françaises ont simplement appris à copier mot pour mot la propagande néo-libérale nord américaine. Exemple :

Vous vous demandez surement pourquoi une femme aussi adorable et intelligente que moi reçoit des messages violents. J'avais été désignée comme "TERF" par un blogueur américain après l'avoir accusé de racisme preuves à l'appui. Dans un magnifique retournement de situation et en à peine quelques heures, ma boite mail fut inondée d'invitations au suicide, ainsi que d'insultes misogynes. Deux messages en particulier me restent en mémoire : "enfonce toi un couteau brûlant dans ta sale chatte puante ça va te faire du bien fais moi confiance" et "poubelle à sperme". Plus récemment, une militante trans m'a traité sans ironie de "féminazi". En tant que féministes, nous avons malheureusement l'habitude du harcèlement et des menaces misogynes. Là où la situation diffère, cependant, est que ces attaques sont cautionnées par (lorsqu'elles ne viennent pas carrément) des personnes qui se déclarent elles mêmes féministes.


C'est ainsi que, dernièrement, un groupe de pantins libéral a tenté de détourner l'initiative de collage de rue visant à dénoncer les féminicides et en particulier les violences conjugales et sexuelles, qui a eu un grand succès dans plusieurs régions de France. Ces collages visent à mettre les passants face à la réalité que vivent les femmes.

Mais au lieu de protester la violence masculine qui tue chaque jour nos sœurs, ce groupuscule a jugé bon d'encourager à brûler des femmes.

L'initiatrice des premiers collages contre les féminicides, Marguerite Stern, a condamné l'utilisation de ce type de militantisme et s'est montrée critique de l'idéologie trans ce qui, bien entendu, lui a valu des réponses éduquées et passionnantes :


[Edit 12/06/2020] : Fatima Benomar a de nouveau opté pour la violence misogyne puisqu'elle a aujourd'hui traité Marguerite Stern de "connasse" sur Twitter et Facebook, incitant encore une fois à la brûler vive sur un bûcher.


Suite aux collages "anti-terfs", une tribune s'érigeant contre ces pratiques misogynes et questionnant le militantisme trans signée par 140 personnes fut publiée puis dépubliée du site Huffington Post invoquant des propos "transphobes" pour justifier sa censure. Le site de Marianne a choisi de re-publier la tribune.


Le bûcher est bien sur très symbolique et renvoie à l’extermination des sorcières tout autant que les fameux bidons d'essences et autres histoires d'immolation qui font toujours parties des méthodes préférées pour assassiner les femmes dans le monde.

L'oppression des femmes accusées de sorcellerie est, elle même, un point central de l'histoire du féminisme et on s'étonnera donc de voir des personnes qui se réclament du féminisme se positionner en chasseurs de sorcières. En réalité, la plupart des femmes exécutées durant l'inquisition n'étaient pourtant pas brûlées mais pendues. Heureusement, les militants trans ont pensé à tout :

Si la pendaison ne te convient pas, sois rassurée car nos "progressistes", "féministes", "bienveillants" ne manquent pas d'imagination en ce qui concerne l'assassinat et la torture des femmes. Ici, des hommes posent en simulant de tuer des féministes :

Et les memes hilarants s’enchaînent ! Celui ci est partagé par un homme qui a fait plusieurs fois de la prison :

"moi et mes potes décapitant la TERF du coin et envoyant sa putain de tête à sa famille" ptdrmdrxd


Dans l'impunité la plus totale, j'ai pu voir le harcèlement et la violence s'intensifier au fil des années au Canada, aux USA, en Angleterre, en Australie et en Espagne. Les attaques visent clairement les femmes parce qu'elles sont des femmes.

Tu trouvera dans ce dossier plus de 700 screenshots sur le sujet ; petit clin d’œil à ceux qui passent leur temps à dire que je sélectionne "les pires" de leurs militants, qui sont soit disant minoritaires et reniés par la communauté, votre hypocrisie me fatigue. Voici la traduction de certains des propos que vous trouverez dans ce dossier et sachez que ce ne sont pas les pires :


"J'espère que tu es une donneuse d'organe et que lorsque tu sera poignardée tout ton corps de TERF sera coupé en morceaux pour que de vraies femmes puissent les utiliser, j'espère qu'une femme trans recevra ta sale chatte puante et l'écartera." "Je ne suis pas un homme, je suis une femme trans et je ne suis pas un violeur espèce de pute parano, je vais te montrer ce qu'est l'inclusivité et te baiser jusqu'à la soumission." "Je vais vous couper le clitoris et vous arracher l'utérus à mains nues si vous autres TERFs ne fermez pas vos gueules." "J'espère que d'autres comme vous serons tabassées, violées avec un peu de chance ou encore mieux tuées." "Suicide toi sale connasse ou je vais violer ton cul d'attardée." "Au moins ma chatte est étroite et pas distendue après avoir poussé un bébé de 5 kilos." "J'adore comment ces vieilles TERFs ridées parlent d'hormone 100 ans après qu'elles aient atteint la ménopause." "Tu mérites un cancer du vagin" "Tu es une merde, j'aimerai pouvoir être là pour te torturer, couper ton clitoris et tes tétons et te les enfoncer dans la bouche pendant que je me masturbe dans ton sang." "Je veux violer une terf à mort, découper son corps en morceaux et l'abandonner aux corbeaux." "Cette terf mérite un coup de poing droit dans les ovaires - Je paierai pour voir quelqu'un faire basculer ses ovaires hors de son abdomen - Il faut juste lui mettre des coups de poings jusqu'à ce qu'ils explosent ou que les œufs soient ruinés." "Est-ce que les terfs écartent les lèvres de leurs vulves et font sortir tous leurs arguments de leurs vagins ?" "Je ne peux pas croire que les terfs détestent les femmes trans parce qu'elles ont un plus beau corps qu'elles qui sont toutes des femmes dégoûtantes qui ne s'épilent pas et sentent mauvais de la bouche."


Allez, un peu de traduction de tweets espagnols pour être inclusiva ! "Putain de terf de merde je vais t'en mettre une si profonde que tu repartira en boitant." "Putain de terfs, j'espère que vous allez toutes crever dans de l'acide." "Imagine : des TERFs qui pissent le sang par tous les orifices de leurs corps. Ça donnera du travail aux vétérinaires."


Et bien sur les représentations misogynes de vulves sont courantes et très appréciées :


Depuis 2018, le plus vieux foyer pour femmes victimes de viol de Vancouver est harcelé pour son refus d'inclure les hommes.

L'un d'entre eux, Morgane Oger, politicien membre du NPD, l'équivalent du PS français, a fait en sorte que le foyer ne soit plus financé par la ville, se réjouissant de le voir s'éteindre faute d'argent. Peu après, le foyer a été vicieusement attaqué par des militants trans qui ont commencé par clouer un rat sur la devanture avant d'écrire "tue les terfs" et "trans power" sur les vitres de l'établissement. Les militants trans se vantent aussi de déchirer les affiches du foyer qui permettent aux femmes dans le besoin de les contacter. Ensuite ils rentrent probablement à la maison pour poster des #metoo.


Morgane Oger, le grand responsable de cet acharnement sur, rappelons-le, un foyer qui aide des femmes traumatisées, a pour habitude de harceler les femmes qui ne lui obéissent pas. Mais il m'a surtout marqué pour son arrogance raciste lorsqu'il fut confronté par une féministe noire sur Twitter. Cette femme avait subit l'excision et n'appréciait pas qu'il écrive que les femmes ne sont pas oppressées en raison de notre sexe mais parce que nous nous identifions comme femme. Lassé de ses remontrances, Oger finira par l'accuser d’être un "troll venu de l'étranger" ajoutant qu'au Canada ils ont l'habitude de "la haine anti-LGBT " venant de "pays moins développés". La militante qui l'a interpellé reçoit depuis des messages racistes et qui se moquent des mutilations génitales.


Il y a quelques mois, au retour de sa participation à une conférence à l'université d'Edinburgh, la journaliste Julie Bindel fut attaquée par un homme se prétendant femme . Il a tenté de se jeter sur elle en vociférant "t'es une putain de salope, t'es une putain de connasse, t'es une putain de terf" mais fut retenu par les hommes de la sécurité. Il s'en est vanté sur les réseaux sociaux où il encourage régulièrement les militants trans à tabasser les féministes britanniques.


La journaliste Meghan Murphy a du être escortée par la police après que la bibliothèque publique de Vancouver où elle devait s'exprimer ai reçu des menaces de mort d'un homme disant essentiellement : "si vous ne l’empêchez pas de parler, je viendrais m'en occuper moi même." Elle a aussi été incorporée dans un montage photo très glauque aux cotés de l'autrice d'Harry Potter (considérée comme "terf") par une coalition pro trans, comportement totalement normal de personnes totalement saines d'esprit.

En 2010, un festival de musique féministe et lesbien a été vandalisé à deux reprises. "Les vraies femmes ont des bites" fut écrit avec de la peinture sur la cuisine dédiée au festival et un papier répugnant fut distribué sur lequel on peut lire : "Le liquide bien chaud de ma grosse bite de travelo représente plus la féminité que n'importe quel art menstruel que vous autres connasses de transphobes pouvaient espérer créer".


En 2016, David Warfield/Dana Rivers, un militant trans qui avait pour habitude de harceler ce même festival féministe et d'y protester l'exclusion des hommes par les lesbiennes, s'est rendu au domicile d'un des couples qui avaient l'habitude de s'y rendre et a tabassé les deux femmes (avec des poings américains sur les mains), il les a poignardé, leur a tiré dessus puis les a brûlé. "Les terfs au bucher", non ? Il est incarcéré dans une prison pour femme après ce triple assassinat. Je dis triple puisqu'il a aussi assassiné leur fils adoptif. Son crime est aussi comptabilisé comme un crime commis par une femme dans les statistiques de la justice.






"Les tombes des terfs sont des toilettes" scandent souvent les militants trans.

En 2017, des hommes se prétendant femmes ont passé à tabac une féministe. Dans la vidéo, on peut aussi voir deux femmes "anti-terfs" qui tentent d'interrompre l'attaque et sont ensuite menacées à leur tour et décident de quitter le lieux. Au procès, l'un des attaquants se rendit au tribunal accompagné d'un groupe d'hommes, certains masqués type "antifa", qui ont interpellé les féministes présentes en les accusant de "sexisme anti-homme". Il fut condamné, sans toutefois faire de la prison, et de retour chez lui changea son nom sur facebook pour devenir "Tara The TERF Slayer" (Tara le tueur de TERF).


En 2020, À Toulouse, une survivante d’inceste et de prostitution a été attaquée par plusieurs personnes durant la marche du 8 mars. A Paris, c'est 15 personnes cagoulées qui ont arraché et volé une banderole, tout en frappant violemment des militantes féministes, dont une survivante de la prostitution et de viols pédocriminels. Il s'agissait du groupe pseudo anti-fasciste "Jeune Garde Lyon". Dans le reste de la France ainsi qu'en Belgique, Allemagne et en Espagne d'autres militantes ont été agressées de la sorte. Fiji, la militante harcelée à Toulouse témoigne ainsi :

Ce que j'observe, encore une fois, c'est que c'est systématiquement des personnes transactivistes, qui se disent "queers", qui m'agressent pour mes pancartes #metoo. Je suis systématiquement prise pour cible, harcelée, insultée, humiliée, traquée même, et qui sait ce qui qui se serait passé si des personnes ne s'étaient pas interposées entre nous et ces trois personnes ? La pancarte "transféministe" derrière moi est la preuve que je me suis pas trompée d'agresseuses.

En 2017, un groupe est entré de force dans une petite librairie féministe au Canada afin de manifester leur colère car les gérantes avaient exprimé un point de vue critique sur le mouvement transgenre. Lors de cet incident, un homme se prétendant femme a entrepris de dégrader le matériel de la librairie. Le groupe est revenu quelques jours plus tard pour vandaliser les lieux.

En 2016, la réalisatrice lesbienne du film pro trans "Boys Don't Cry", sorti en 1999, fut reçue par une litanie d'injures misogynes lorsqu'elle se présenta pour parler de son oeuvre à l'université de Reed. Le film raconte l'histoire tragique mais vraie "d'un homme trans". A l'époque un film révolutionnaire, aujourd'hui un film transphobe. Pourquoi ? Parce que la réalisatrice avait choisi une "femme cis", l'actrice Hilary Swank, pour jouer le rôle du personnage principal (ce qu'elle a magnifiquement fait, soit dit en passant). "Salope !", "Connasse !", "Sale transphobe !" furent donc son comité d'accueil et elle ne resta pas longtemps.

Après une campagne féministe intensive les irlandaises ont obtenu le droit à l'avortement. Au milieu des festivités, le sombre nuage trans n'a pas tardé à pointer le bout de son nez. Un organisme sous le nom de Trans Voice for Repeal a demandé aux militantes féministes de présenter des excuses publiques pour avoir utilisé un langage "cissexiste" et avoir causé une "peine mentale" aux personnes trans en n'incluant pas la planète entière à chacune de leurs phrases. En effet, tout au long de la campagne les féministes ont parlé de droits des femmes et le mot femme est, nous le savons bien, inacceptable.

En 2020, une professeure de philosophie a vu son invitation à s'exprimer à l'université d'East Anglia annulée à cause des nombreuses menaces de militants trans la traitant de "TERF".


En 2016, une conférence féministe fut interrompue par des militants transgenres. Comme à chaque fois, la parole fut monopolisée par un homme qui se prétend femme. Lorsque les féministes proposèrent une minute de silence pour les victimes de la fusillade perpétrée par un homophobe dans un club gay à Orlando, le militant transgenre a immédiatement surgi pour refuser à ces femmes, dont certaines lesbiennes, de pouvoir mettre en place ce moment de silence. Le même homme interrompit successivement une militante lesbienne, une militante noire et lorsqu'une femme ayant été violée monta sur le podium pour raconter, non sans émotion, son histoire, elle fut elle aussi interrompue par cet homme criant "moi aussi j'ai été agressé sexuellement!"


En 2019, une mère de famille a été arrêtée à son domicile et devant ses enfants par 3 agents de police pour avoir dit d'un homme qui se prétend femme qu'il était un homme car il est impossible de changer de sexe, le tout lors d'un échange sur Twitter. Elle fut mise en garde à vue pendant 7 heures et malgré ses demandes la police refusa de lui fournir des produits hygiéniques pour ses règles durant toute cette période. Plus d'un mois plus tard, la police ne lui avait toujours pas rendu son téléphone et ordinateur portables. Le tribunal lui a interdit d'appeler l'homme en question un homme ou de "mentionner qu'il avait une identité d'homme auparavant".


En 2019, Maya Forstater a été licenciée pour avoir écrit sur Twitter que le sexe biologique est une réalité immuable chez l’être humain. La justice a été saisie mais le juge a décrété "que le point de vue de l’appelante [Maya], de par sa nature absolutiste, est incompatible avec la dignité humaine et les droits fondamentaux des autres. La position de l’appelante est que même si une femme trans possède un Certificat de Reconnaissance du Genre, elle ne peut pas honnêtement se décrire elle-même comme une femme. Cette croyance n’est pas digne de respect de respect dans une société démocratique."


En 2019 et 2020, l'autrice des livres Harry Potter, J.K Rowling a exprimé son soutient à Maya Forstater et s'est rendue elle aussi sur Twitter pour expliquer que le sexe biologique était une réalité et que le terme "terf" ne faisait que remplacer les "sorcière" et "féminazi" d'autrefois. En réponse, les militants trans ont confirmé ses propos la traitant de vieille salope, l'invitant à sucer leurs bites, encourageant à brûler ses livres ou à la tuer, notamment en lui "enfonçant le vagin à coup de pieds".

En 2018, une féministe membre du parti travailliste anglais a été suspendue pour avoir dit : "les femmes n'ont pas de bites". En 2017, tous les membres d'une instance locale du parti travailliste ont démissionné en solidarité avec l'une de leurs collègues, une ancienne gardienne de prison lesbienne, après que cette dernière ai été harcelée pendant des mois par un homme la traitant de "TERF" et cherchant à la faire taire sans que le parti ne le sanctionne.


En 2018, la bibliothèque publique de San Francisco accepta de mettre en place une exposition pro trans dans laquelle figurait diverses armes et des incitations à la violence envers les féministes radicales. Les T-shirts sanglants furent retirés après plusieurs plaintes.

Dans cette exposition une définition du terme "TERF" fut proposée expliquant qu'il "est possible que plus de personnes trans soient mortes à cause des TERFs qu'à cause de la violence des hommes". Aucune source ne sera donnée pour étayer cette hypothèse. Plus on diabolise les féministes, plus la violence à leur égard paraît justifiée. Mais aucune féministe ne porte de T-shirt annonçant qu'elle frappe des personnes trans ou qu'elle ne le désire. Ce culte de la violence, des armes et de la mort est le propre d'un mouvement masculin.


J'ai été moi même témoin, dans un groupe facebook, d'une jeune femme en proie à des crises d'angoisse qui proposa de créer un tchat réservé aux femmes car elle souhaitait parler avec d'autres femmes du viol qu'elle a subit et qui a résulté à une grossesse. Pour cette raison, lorsqu'on lui demanda "et les femmes trans nianiania ?" elle répondit qu'elle souhaitait que cet espace soit réservé aux femme "cis" vu que les discussions seraient centrées sur l'aspect biologique du viol. Elle fut traitée de transphobe et deux hommes se prétendant femmes déclarèrent même vouloir la tabasser, l'un proposant l'utilisation d'un bâton télescopique et publiant une photo du sien. Inutile de détailler le choc et la tristesse de la femme ciblée par ces attaques.

En 2018, l'actrice Rose McGowan fut interrompue alors qu'elle participait à une conférence pour promouvoir son livre sur les droits des femmes. Vous l'aurez deviné, c'est un homme se prétendant femme encore une fois qui décida de lui crier soudainement dessus, déclarant qu'elle ne se souciait pas assez des "femmes trans" comme lui. L'homme en question s'appelle Andie Dier et interrogé par la suite, il expliquera sans hésitation que tout était planifié et qu'il était venu avec l'intention de la prendre à parti. Son intervention débuta par la proclamation que les "femmes trans" souffrent plus que les "femmes cis". Il expliquera plus tard sur le site Them que, certes, une femme peut être agressée sexuellement mais que lui peut être agressé sexuellement ET tué ! Dans une société où les femmes peuvent être brutalement attaquées et mêmes tuées simplement pour avoir rejeté les avances d'un homme ou l'avoir ignoré dans la rue, comment prétendre sérieusement que les femmes ne savent pas ce que c'est que de vivre sous la menace des hommes quotidiennement ? Lorsque l'interviewer demande à Dier en quoi son expérience est différente de celle d'une femme "cis", il répond : "j'ai été suivi en rentrant chez moi, j'ai été agressé et violé et je peux être tué si je sors dehors en portant une robe moulante". Alors que les femmes, non, jamais, hein ? Durant la confrontation, Dier hurlera à l'actrice : "Les femmes trans sont tuées, et tu fais rien pour elles!" Ce n'est pas suffisant que McGowan l'appelle sa sœur et dise que les "femmes trans" sont des femmes. Ce qu'il veut c'est qu'elle cesse de parler des femmes et qu'elle parle de lui à la place. L'actrice finira par se lever pour lui ordonner de se calmer et de se rasseoir tandis qu'un agent de sécurité tentera de prévenir une potentielle attaque. C'est alors que le militant trans criera au "génocide" et clamera que c'est de la faute des "femmes cis blanches" qu'il est oppressé, lui, un homme blanc. Rose McGowan finira par présenter des excuses pour sa "transphobie" et annoncera qu'elle annulait ses prochaines conférences.


Enfin, un homme se prétendant femme nommé Jonathan/Jessica Yaniv, pédophile, raciste et pervers obsédé par les menstruations a porté plainte contre une quinzaine d'esthéticiennes pour avoir refusé d'épiler son sexe d'homme. Il n'obtenu pas gain de cause, notamment parce qu'il semblait évident qu'il avait fait exprès de cibler des personnes immigrées ou des "connard/connasse à turban" comme il les appelle. Néanmoins, une femme a du mettre la clé sous la porte et la journaliste Meghan Murphy fut bannie de Twitter lorsqu'elle parla de lui en utilisant un pronom masculin.


A ceux qui oseraient encore me dire que ces propos et actes ne sont pas à prendre au sérieux ou ne sont qu'une réaction légitime à la terrible oppression vécue j'aimerai demander : avez-vous déjà vu une personne noire clamer qu'il faut tuer et démembrer les personnes racistes avant de se masturber sur leurs cadavres ? Avez-vous déjà vu des personnes homosexuelles déclarer qu'il faut pendre les homophobes à un arbre et leur arracher les parties génitales ? Avez-vous déjà vu des féministes ordonner de violer des hommes et de pisser sur leurs cadavres ? Non. Ce n'est pas comme ça que s'expriment les communautés opprimées. Mais c'est comme ça que s'exprime un groupe masculiniste et narcissique, avec toute la violence, la misogynie et le sadisme qui en découlent, qui cible spécifiquement des femmes parce qu'elles n'ont pas le pouvoir et que la misogynie est globalement encore très bien acceptée dans nos sociétés. Si une véritable minorité oppressée faisait la moitié de ce que les militants trans font elle serait considérée comme un groupe terroriste et les conséquences seraient lourdes. La seule raison pour laquelle ces gens sont parvenus à s'imposer malgré le fond et la forme de leur mouvement politique est qu'il s'agit d'un retour de bâton anti-féministe.




-Modesta


Pour lire mon article expliquant pourquoi je ne soutiens pas le mouvement transgenre c'est ici.