"Je suis non binaire" et autres biteries

L'émission d'Arrêt sur image aura au moins eu le mérite d'introduire bon nombre de français à la fameuse "idéologie du genre", cette propagande quasi religieuse qui veut que l'identité, l'esprit, la psyché, l'essence, le moi profond, l'âme et surtout le cerveau existent en dehors de toute réalité et forgent notre personne sans aucun rapport avec notre corps . J'ai ainsi découvert que le cerveau ne fait pas parti du corps humain et est un organe totalement indépendant qui flotte mystérieusement au dessus de nos têtes.


L'émission en question avait pour but de discuter de la dépolitisation des mouvements LGB, illustrée notamment par la fameuse "gay pride" qui ressemble aujourd'hui plus à un carnaval qu'à une manifestation politique. J'avoue que je n'ai pas eu la patience de regarder l'émission en entière, du fait que tous les invités étaient masculins mais aussi après avoir constaté que l'un des invités était un porte parole récurrent du lobby proxénète STRASS (que j'ai déjà épinglé ici) et qu'un autre invité, notre fameux homme "non binaire", était le propagateur d'une idéologie réactionnaire et absurde, le tout avec une condescendance nauséabonde. Autrement dit, la seule présence de ces invités illustrait parfaitement la façon dont le mouvement LGB a été piraté par la propagande néo-libérale américaine avec une omniprésence des lobbys proxénètes/pornographiques et de l'idéologie du genre, elle même obsédée par des questions métaphysiques et individualistes transformant une orientation sexuelle en "une préférence de genre".


Dès le début de l'émission, l'animateur Daniel Schneidermann tenta de pointer du doigt la misogynie d'un plateau de débat composé exclusivement d'hommes mais fut immédiatement interrompu par Monsieur non binaire qui décida de recentrer la discussion sur son identité profonde personnelle mystique et transcendante. Il n'est pas un homme, annonça-t-il avec aplomb. Ce n'est pas la première fois que je vois des hommes tenter de s'extirper de la classe dominante à laquelle ils appartiennent afin de ne pas faire face à leur responsabilité dans l'oppression des femmes.


Alors qu'est-ce que la non binarité ? Qu'est-ce que l'identité de genre ? Qu'est-ce qu'être transgenre ?


Pour faire bref, je vais me contenter de citer la définition qu'en fait wikipedia et qui est régulièrement mise à jour par les militants néo-libéraux :


La transidentité est le fait d'avoir une identité de genre et/ou une expression de genre différente du sexe assigné à la naissance.
L'identité de genre se réfère au genre auquel une personne a le ressenti profond d'appartenir.

Cette "définition" postule que le sexe biologique n'existe pas mais qu'il nous est faussement assigné à la naissance, présumément par un médecin qui n'est pas au courant que les catégories mâle et femelle ne sont que pures fictions. Il s'agit en fait d'un vocabulaire emprunté à la communauté intersexe et qui n'a absolument rien à voir l'idéologie transgenre. Souvenez-vous donc que, dès lors que vous lisez "sexe assigné à la naissance", vous êtes face à une propagande qui nie l'existence du sexe biologique. Ensuite, lorsque l'on nous dit que l'identité de genre est un ressenti profond, je reste sur ma faim car "ressenti profond" ne m'apprend rien. "Ressenti profond" ne défini rien. Une définition se doit d'expliquer un terme, pas de le rendre plus obscure. Quant à "l'expression de genre", il s'agit en tout état de cause de la façon dont une personne se comporte et s'habille ; donc de stéréotypes.


A partir du moment où le féminisme a toujours postulé l'idée que le genre n'est pas une essence naturelle mais une construction sociale crée afin de maintenir les femmes dans un état de subordination (les femmes ont vocation à être soumises, passives, frivoles, émotionnelles et les hommes ont vocation à être dominants, compétitifs, actifs, intelligents et raisonnables), alors que peut bien signifier avoir le "ressenti profond d'appartenir" à un outil patriarcal ? N'est-ce pas promouvoir les stéréotypes sexistes que de prétendre s'y identifier joyeusement ? (voir mon article : La misogynie du mouvement transgenre)



Non-binaire est, quant à lui, un terme assigné à toutes les personnes qui ne s'identifient pas à 100% avec les stéréotypes sexistes de nos sociétés (autrement dit, tout le monde). Ils ne sont donc ni hommes, ni femmes. Ou comme dirait le chanteur autoproclamé non binaire Sam Smith : "ma mère est non binaire car elle est forte et travaille en costume et pantalon". Sa mère ne peut être une femme, car être une femme c'est être faible et porter des jupes. D'ailleurs, toutes les femmes se déclarant non binaires avec qui j'ai échangé m'ont expliqué qu'elles ne se sentaient pas femmes car elles n'aimaient pas le maquillage, les robes ou la misogynie qu'elles subissaient. Le malheureux sous entendu de ce type de discours est que, selon ces personnes, le reste des femmes s'identifie et correspond parfaitement à ces clichés sexistes. Il s'agit des femmes dites "cis". En réalité, aucune femme n'est "cis" et naître de sexe féminin dans un monde horriblement misogyne ne peut être un "privilège cis".

L'actrice Ellen Page a récemment publié sur les réseaux sociaux qu'elle n'était plus une femme lesbienne mais une personne non binaire que l'on devait maintenant appeler "il" et "Elliot". Immédiatement, les commentaires euphoriques de la secte du genre se sont multipliés, avec un refrain des plus ignobles : j'ai toujours suspecté qu'elle n'était pas une femme car "elle est mariée à une femme", "elle ne porte pas de maquillage", "elle est habillée comme un garçon manqué dans ce film", "elle est lesbienne" etc. Les journalistes publiant sur le sujet se sont d'ailleurs empressés d'illustrer leurs articles avec les quelques photos existantes d'Ellen Page non apprêtée ou maquillée, nous informant ainsi qu'une femme qui rejette la féminité sexiste n'est pas une vraie femme.


"Genderfluid" veut dire que l'on change de genre lorsque ça nous chante. Ce type d'illustration abonde et est habituellement encensé dans les cercles trans et non binaires. Comme on peut le voir, s'identifier comme homme signifie porter des vêtements stéréotypiquement masculins, bleus et une coupe de cheveux courte. S'identifier comme femme revient à porter un vêtement rose, qui montre plus de peau et à avoir les cheveux longs. S'identifier comme homme et femme à la fois revient à associer tous les stéréotypes sexistes et à devenir émo. Ne s'identifier à aucun genre veut dire qu'il est interdit de porter des T-shirts colorés sous peine de binarisation.


Redevons sérieuses avec le site canadien "JeunesseEcoute", qui vise à aider les jeunes en difficulté, et qui a aussi pris le soin d'expliquer ce qu'est l'expression de genre à l'aide d'exemples très intéressants :


Tout le monde a une expression de genre. C’est la façon dont les personnes dévoilent leur genre au monde entier. Cela peut vouloir dire de t’exprimer de manière féminine, de manière masculine, quelque part au milieu ou à l’extérieur du genre binaire (c’est-à-dire, homme/femme). Voici différentes façons dont les gens expriment leur genre :

Quelle est la "manière féminine" de s'exprimer ? Je préfère ne pas avoir la réponse. Je suis aussi perplexe, car personnellement je ne cherche absolument pas à "dévoiler" mon genre, ou plutôt mon sexe, "au monde entier". D'ailleurs, le sexe biologique est en général assez flagrant et n'a pas besoin d'être dévoilé. "Tout le monde a une expression de genre" nous dit-on et encore une fois je m'avoue dubitative car je ne pense pas exprimer un genre quel qu'il soit. Suis-je une extraterrestre ? Ou bien toutes ces considérations narcissiques d'apparences et de jugements ne sont-elles pas extrêmement immatures ? Me voilà renvoyée à mes années de lycées où nos vêtements traduisaient nos préférences musicales. Baggy et Vans pour les amateurs de métal, survet' et Adidas pour les fans de rap. Jamais je n'aurai pensé devenir nostalgique de ces années embarrassantes.


La manière dont tu t’habilles et l’image que tu présentes : cela peut vouloir dire de porter des vêtements ou des accessoires qui, d’après toi, représentent le mieux ton identité de genre intérieur.

Nous sommes, encore une fois, dans la validation des stéréotypes sexistes qui nous enseignent que les objets et vêtements sont genrés. Il s'agit là d'encourager les jeunes à se focaliser sur leur apparence et le jugement extérieur. Je suppose que, ne souscrivant pas aux injonctions misogynes de la féminité, "l'image que je présente" est masculine.


Cheveux et poils (visage, tête ou corps) : cela peut vouloir dire d’éliminer les poils à certains endroits, de les laisser pousser ailleurs ou d’essayer différentes coiffures ou perruques.

L'épilation imposée aux femmes n'est ni un jeu ni un acte naturel. Et une coupe de cheveux ne devrait pas être représentative du sexe ou du genre d'un individu, en tout cas pas lorsque l'on se prétend progressiste.


Brassières rembourrées et bandage de la poitrine : cela pourra impliquer le port de sous-vêtements qui accentuent ou réduisent l’apparence/la taille de ta poitrine. Il est important d’effectuer des recherches ou de parler à un expert pour bander la poitrine de manière sécuritaire. Consulte notre outil *** pour de l’information en ce qui concerne la communauté LGBTQ2S+ et les services de soutien à proximité.

Ici, un site qui prétend aider les jeunes, conseille à des filles d'écraser leurs poitrines naissantes "de manière sécuritaire", encourageant des enfants et adolescentes à haïr leurs corps. De plus, on écrase jamais des parties de son corps de manière "sécuritaire". Bander sa poitrine (qui n'est pas sans rappeler l'usage des corsets) provoque des problèmes de respiration, de dos, de seins et des douleurs chroniques.


Rembourrage : cela pourra impliquer de rembourrer tes sous-vêtements, pour avoir l’impression d’avoir un pénis et des testicules. Tu peux fabriquer ton rembourrage à la maison (avec une chaussette, par exemple). Si tu as atteint l’âge de la majorité dans ta province ou ton territoire, tu peux aussi envisager d’en acheter un en ligne ou dans une boutique érotique (les boutiques qui vendent des produits reliés au sexe ou à la sexualité), surtout si elle s’adresse plus spécifiquement à la communauté LGBTQ2S+.

Encore une fois, et je ne cesserai de le rappeler, un site qui prétend aider des jeunes en difficulté encourage des jeunes filles à se rendre dans des boutiques pornographiques et sadomasochistes pour acheter des godemichets à mettre dans leurs culottes.



Dans un article d'Agoravox, un internaute s'est employé une nouvelle fois à la tache décidément impossible d'expliquer l'identité de genre :


L’identité de genre c’est l’identité psychique d’une personne, c’est-à-dire le fait de se sentir homme ou femme.

Qu'est-ce que se sentir homme ou femme ? Je suis une femme et je n'ai aucune espèce d'idée de ce que "se sentir femme" signifie. Être une femme est un état de fait, pas un sentiment. Il y a aussi un sous entendu assez insultant derrière ce genre de formule : l'idée que toutes les femmes ont quelque chose en commun, que nous sommes toutes intrinsèquement similaires (ce pourquoi un homme peut s'identifier à chacune de nous) mais que ce que nous avons en commun n'est pas notre corps féminin, ni même notre expérience partagée face à la misogynie, puisque c'est quelque chose que les hommes ne pourront jamais connaître. Alors quelle est donc cette essence féminine que nous partageons toutes et à laquelle les hommes peuvent s'identifier ? Un trait de caractère ? Une personnalité ? Des centres d'intérêts ? Des pensées ? Voilà un signe clair que l'idéologie du genre est une doctrine masculine, puisqu'elle partage cette vision des femmes qu'ont souvent les hommes, à savoir que toutes les femmes sont interchangeables : nous ne sommes pas des individus, nous sommes La Femme, une série de stéréotypes ambulants.


Qu'est-ce qu'une identité psychique ? J'ai souvent fait référence à Freud et à la psychanalyse dans ma critique du mouvement transgenre car c'est exactement ce vocabulaire réactionnaire qui revient sans arrêt. Par exemple, si je cherche à comprendre ce qu'est une "identité psychique" :

Le psychisme est l’ensemble, conscient ou inconscient, des phénomènes, des processus relevant de l’esprit, de l’intelligence, de l’affectivité et de la volonté et constituant la vie psychique. Le psychisme est un concept central en psychanalyse et chez Sigmund Freud. Le psychisme est l'ensemble des phénomènes mentaux : pensées, émotions, conscience...

Une identité psychique est donc une identité mentale ? Une identité de pensée, d'émotion et de conscience ? Les "définitions" qui nous sont données ne font que répéter la problématique sous des termes différents. Nous sommes encore une fois dans un registre nébuleux qui n'explicite en rien les concepts avancés.


L'autrice du blog La vie en queer (autrefois "uniquensongenre") a fait un véritable effort de pédagogie en essayant d'expliquer tous les termes d'usages (et il y en a) dans le mouvement transgenre. Comme ce mouvement est très influencé par les anglophones il est parfois difficile pour une personne non bilingue, ou une personne qui ne baigne pas dans la culture nord américaine, de comprendre de quoi il s'agit... genderfluid cis queer afab ftm demigirl... Cette jeune militante a donc tenté d'élaborer une sorte de dictionnaire qui permettrait aux personnes non initiées de comprendre le mouvement et ainsi donc ses revendications. Malheureusement, ce qui ressort de ses explications ressemble plus à un brouillard incohérent qu'à autre chose :

L’idée selon laquelle l’expression de genre reflète forcément le genre d’une personne donne au genre une tournure très « en surface », selon moi. Le genre est une identité intrinsèque complexe à définir. On ne le voit pas, on le sent.

Très clairement, elle (je sais que les pronoms qu'elle préfère sont "al, ol ou ille" mais j'ai décidé d'écrire cet article en français) a remarqué que la fameuse "expression de genre" est très superficielle, très "en surface" et essaye donc de noyer le poisson avec un vocabulaire qui la rendra plus complexe que ce qu'elle est : un amas de stéréotypes sexistes.


Le genre devient ainsi une identité intrinsèque. En dehors du fait qu'une "identité intrinsèque" sonne comme un pléonasme et qu'intrinsèque est synonyme de "nature", la fameuse nature ou essence dont j'ai déjà parlé, ces histoires troubles de "ça ne se voit pas, ça se sent" me rappelle des bondieuseries métaphysiques à dormir debout. Nous sommes encore et toujours dans le domaine du spirituel. "Complexe à définir" nous dit-on et, en effet, on ne le définira toujours pas.

Dans la perception que j’ai des choses, l’expression de genre et le genre sont aussi différents qu’un gâteau et un traité philosophique. L’expression de genre est très « concrète », comme le gâteau, alors que le genre reste beaucoup plus fondamental et abstrait.

Maintenant j'ai faim. Je ne comprends pas comment le genre peut être à la fois fondamental et abstrait ? Ni comment on peut construire une idéologie et un mouvement politique à partir de quelque chose d'abstrait. Abstrait : opposé de concret, abscons, difficile à comprendre, selon le dictionnaire L'internaute. Qui est difficile à comprendre par manque de référence à la réalité concrète, selon le dictionnaire Larousse. Qui n'opère pas sur la réalité, selon Google. Bref, on nous explique l'inexplicable en nous disant ne pas pouvoir l'expliquer et on nous confirme que le genre n'a rien de réel. Je ne me vois pas militer pour de l'abstrait. Et vous ?


On peut se sentir 60% homme et 80% femme par exemple : la somme des deux vaut plus ou moins que 100%. Le terme bigenre peut-être utilisé : cela signifie avoir à la fois deux genres (par exemple : homme + femme, neutre + homme, féminin.e + neutre, etc.).

Chez moi on appelle ça avoir une personnalité. Des maths, des maths... La migraine s'installe.


Les personnes non-binaires ne sont pas les seules à être hors de la binarité du genre. Les personnes trans binaires elles aussi défient ce système de part leur existence. Le système de genre binaire dans lequel nous vivons est cissexiste par définition, et le terme « binarité du genre » (« gender binary » en anglais) inclus aussi cette notion de cissexisme. C’est un package complet « sexe considéré binaire auquel on associe un genre + stéréotypes de genre + rôles de genre ». Les personnes trans binaires ne rentrent donc pas non plus dans le système binaire ! Les personnes non-binaires ne sont donc pas les seules à le défier, bien que la particularité dans ce cas est que leurs genres ne sont même pas connus (ni reconnus).

L'idéologie du genre voue une obsession incroyable aux étiquettes, aux labels, chaque facette de notre personnalité doit être catégorisée, nommée et défier les normes sociales. Je suis unique. Je suis spéciale. Ce qu'il en reste : un vocabulaire absolument incompréhensible pour quiconque ne fait pas parti du club ou de la secte et une confusion entre orientation sexuelle et pseudo-identité de genre.



Je ne pense pas que l'autrice que j'ai cité cherche intentionnellement à brouiller les pistes. Si c'était le cas elle n'aurait pas passé autant de temps à essayer d'expliquer l'origine de son positionnement politique et personnel. En revanche, je pense que cette confusion sert les intérêts du mouvement, voire même que son succès en dépend.


Tout mouvement politique mené par des classes sociales opprimées prend soin d'expliciter son vocabulaire afin de rendre sa lutte percutante et claire dans sa mise en place. Le mouvement transgenre, lui, s'emploie à faire l'inverse : il entretient la confusion et le trouble. Son idéologie est obscure et mal définie. C'est un comportement que l'ont retrouve habituellement dans les mouvements qui visent à opérer une politique injuste et réactionnaire, comme lorsqu'un gouvernement de droite explique qu'il fait des réformes modernes lorsqu'il revient sur les droits des travailleurs qu'il qualifie en retour de "coincés dans le passé". Les mots sont souvent utilisés pour exprimer l'inverse de la réalité ; on parle par exemple de "souplesse" et de "flexibilité" lorsque l'on durcit sévèrement le système d'exploitation des travailleurs. On sauve l'emploi en facilitant les licenciements.


Dans le vocabulaire transgenre, les hommes sont requalifiés en femmes, les vraies femmes sont requalifiées en femmes cis ou bien en "menstruatrices", être née de sexe féminin devient une "assignation" et un privilège, critiquer l'idéologie trans est un acte de violence voire un meurtre, refuser d'utiliser un pronom est comparable à du nazisme et les féministes sont des "terfs" et des "bigots". Enfin on entretient un flou délibéré qui permet d'éviter les antagonismes ; si vous n'exprimez pas clairement une position alors il est difficile pour autrui d'en faire la critique et d'en pointer les incohérences.


Le mouvement transgenre n'a pas encore fourni d'explications cohérentes aux concepts sur lesquels ses propositions politiques sont basées, mais le soutien est presque universel dans les cercles de gauche / libéraux. La lutte trans est devenue la lutte suprême pour toutes les personnes qui disent se soucier de justice sociale. Ce mouvement offre l'apparence d'un travail intellectuel sérieux et d'une politique progressiste. L'apparence seulement. Approuver le projet transgenre est un moyen de signaler que l'on est à la pointe du mouvement social en souscrivant en réalité à des salades de mots plus absurdes les unes que les autres et des croyances spirituelles qui ne font que renforcer les stéréotypes misogynes contre lesquels les féministes ont toujours lutté.


Personnellement, j'en ai assez soupé.




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