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Balance ton proxénète

C’était l'année dernière, si mémoire me sert, que C8 a orchestré son émission de propagande la plus explicite avec un Balance Ton Post en faveur de la dépénalisation des clients de prostituées. Vous ne serez pas surprises d'apprendre qu’il ne s'agit pas d'une émission que je regarde religieusement, mais je suis suffisamment au fait pour rappeler que C8 a été plusieurs fois condamnée par le CSA (et il en faut beaucoup) et qu'on retrouve à travers ses émissions de l'homophobie, du racisme, de la misogynie, du harcèlement moral et sexuel (d'invités comme de chroniqueurs) ainsi que l'ignorance crasse de ceux qui souhaitent divertir un public ennuyé à coup de blagues caca-prout. C'est dans cette émission que Cyril Hanouna a déclaré sans rire qu'il était victime de racisme anti-riche. C'est aussi dans cette émission que les plus grands débats intellectuels ont été menés, à savoir : "pour ou contre le droit à l'avortement ?", "pour ou contre la pornographie ?" et "est-ce que pénétrer une femme pendant qu'elle dort est un viol ?" Je ne suis pas sûre que ces messieurs se poseraient la même question si, dormant chez un ami, ils se réveillaient avec le pénis de ce dernier dans les fesses. Mais peut-être estiment-ils que le corps des femmes est propriété publique. Cela expliquerait la fameuse émission que je m'apprête à disséquer.


Pour ou contre la dépénalisation des clients de prostitué(e)s ?



La première fois que j'ai entendu parler de cette émission c'était sur Facebook lorsque certaines de mes contacts y ont été conviées et m'ont proposé de les accompagner. J'étais surprise d'apprendre que C8 proposait de nous payer le trajet jusqu'à Paris. Je n'avais jamais été témoin des méthodes de manipulation dont les chaines de télé se servent pour persuader des militants marginalisés de participer à leurs jeux de massacre. "Votre opinion nous intéresse, nous sommes totalement bienveillants, vous aurez l'occasion de vous exprimer, c'est un débat neutre". J'aurai dit non encore plus rapidement si j'avais su qu'il s'agissait de l'émission Balance Ton Post. D'autres ont accepté, en revanche, et ma foi c'est bien leur droit. Reste la sempiternelle question : mieux vaut-il jouer le jeu en espérant arriver à faire passer son message ou bien est-il contre-productif d'accepter de participer à ce cirque désolant ?

Lorsqu'une chaîne souhaite faire une émission qui aura pour but de transmettre un message en faveur de la classe dominante il lui faut inviter une personne qui ne partage pas son avis afin de rendre plus subtile l'action de propagande qui va avoir lieu. La personne invitée, militante passionnée qui souhaite faire entendre sa cause, sert alors de caution à la chaîne qui pourra ensuite s'indigner : "mais bien sûr que non, nous ne faisons pas de propagande, nous sommes neutres, regardez ! La preuve, nous avons invité une personne qui n'est pas du même avis. Il y avait de tout, sur le plateau."

Le ou la militante se retrouve toujours en infériorité numérique. L'animateur n'est pas neutre, il se sert de son invité pour donner son avis. L'invité n'est qu'un prétexte, un mur sur lequel il écrit. Il ne s'indigne pas des innombrables fois où la militante se voit couper la parole, il ne s'indigne pas de la violence des propos lancés à la figure de celle qui en revanche n'a pas le droit à l'erreur, au moindre haussement de ton face aux "experts" en costumes cravates. C'est devenu un format typique de "débats politiques" qui sont en fait des numéros de propagandes bien rodés.


Me voilà donc assise, devant mon écran, à regarder l'émission en replay. A peine 2 ans après que la loi ai été votée, faut-il que les hommes puissent à nouveau acheter le consentement de femmes pauvres en toute impunité ? La grande question qui secoue les français va enfin obtenir réponse.


Introduction de l'animateur, Eric Naulleau (Cyril Hanouna devait être à une manifestation contre le racisme anti-riche) dont la première phrase donne le ton : "c'est le plus vieux métier du monde". Naulleau nous indique donc que ce n'est pas une exploitation sexuelle issue de l'esclavagisme des femmes il y a des milliers d'années, non, c'est un métier, rentrez toutes chez vous, le débat est fini.

Il lance alors un montage vidéo préparé par la chaîne. Cette vidéo reprend exclusivement le point de vue du STRASS, un lobby proxénète qui se présente comme "syndicat des travailleurs du sexe" avec seulement quelques centaines de syndiqués. Evidemment ; les millions de victimes de la prostitution n'ont pas l'occasion d'aller manifester, de se syndiquer, ni d'aller participer à des débats télévisés pour amuser la galerie. Pour rappel, le créateur du STRASS (un homme, forcément) a déclaré publiquement que lorsqu'une femme victime de la prostitution en dénonce les viols elle "joue les victimes". Le point de vue des abolitionnistes ne figurent pas dans la vidéo, entrée en matière étrange pour une émission de "débat" qui se veut "neutre". A noter que dans ce petit montage vidéo on nous apprend à la fois que le texte de loi voté est inutile car seulement 3000 clients ont été verbalisés en deux ans, mais qu'en même temps les clients ont tellement peur qu'ils n'osent plus aller voir les prostituées et que donc la verbalisation fonctionne. Ils ne se sont visiblement pas mis d'accord sur l'argumentaire à utiliser. On nous explique aussi que nous devons nous attrister du fait qu'il y ai moins d'hommes qui vont voir des prostituées alors que... c'est le but de la loi ? Nous devons donc nous attrister que la loi soit efficace. Nous devons nous attrister de la pénalisation. Nous devons être pour la dépénalisation.


Retour en plateau. Naulleau nous présente les invités. A sa gauche 3 abolitionnistes :

Solveig Halloin, Joana Sorgintxu et Rosen Hicher. Toutes trois militantes abolitionistes, la particularité de Rosen étant qu'elle est une ancienne prostituée. Immédiatement, lorsque Naulleau la présente, on peut entendre quelqu'un ricaner sur le plateau.


A la droite de Naulleau, les hommes (tout sourire) en faveur de l'exploitation des femmes.

Il commence par introduire "Samantha", un homme qui se prétend femme, au corps complètement altéré chirurgicalement pour ressembler à une sorte de cliché misogyne du sexe féminin. Naulleau annonce que c'est un prostitué des bois de Boulogne. "Samantha" s'exclame immédiatement : "Jusqu'à ma mort, je crèverai une bite dans la bouche et une dans le cul !", avant d'avancer son menton vers les abolitionnistes comme s'il venait de leur asséner un coup fatal.

Nous voilà informées du niveau d'argumentation à affronter. Les chroniqueurs rient, non sans gêne. Ils tiennent tous des panneaux en faveur de la dépénalisation des clients, sauf une, c'est le principe de l'émission, un avis discordant au milieu de l'intense propagande. Ce que Naulleau ne précise pas c'est que "Samantha" est porte parole du STRASS (tout comme C8, apparemment).


Second invité, un certain Roland Jaccard que je ne connaissais pas avant l'émission. Nous somme informées que ce cher Roland a signé le communiqué "Touche pas à ma pute !" initié par le magazine de droite anti-féministe Causeur dont il est l'un des créateurs et chroniqueurs. Dans ce fameux communiqué, que les femmes avaient l'interdiction de signer, un petit groupe de bourgeois parisiens (comme Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Ivan Rioufol ou encore le grand copain d'Eric Naulleau : Eric Zemmour) se réunissaient pour traiter des femmes de "putes" et se plaindre que "sous couvert de protéger les femmes, c’est une guerre contre les hommes qui a été ouverte". Et ouin, ouin, les féministes sont des tyrans. Le communiqué a été partagé 35 fois depuis 2013, c'est dire si leurs revendications pathétiques ont connu du succès. Naulleau précise que tous ceux qui ont signé ce communiqué ne sont pas forcément clients. Gros plan sur la tête du Roland Jaccard qui hésite à répondre.

C'est le moment pour moi de cliquer sur "pause" et de mener ma petite enquête. J'apprends, sans surprise, que monsieur est un adepte de la psychanalyse, anti-féministe, raciste, violeur et pédophile assumé qui hait les femmes "grosses". Charmant.


Revenons à notre émission avec le 3ème invité pour la dépénalisation des clients, encore un homme puisqu'il s'agit à nouveau d'un porte parole du STRASS.

Autrement dit, après une vidéo du STRASS nous voilà avec deux portes parole du STRASS sur le plateau.

De plus, la prostitution est un système d'exploitation qui touche essentiellement les femmes et en particulier les femmes étrangères. Alors, naturellement, pour parler de l'expérience des prostituées il faut inviter des hommes blancs français.


Au bout de 8 minutes d'émission, les abolitionnistes n'ont toujours pas eu la parole mais le flot quasi incessant de propos en faveur de la prostitution s'écoule tranquillement. Rosen Hicher, victime de la prostitution, décide d'essayer d'interrompre un chroniqueur, mettant sur la table la prostitution des enfants. L'homme continue son monologue sans s'arrêter en l'ignorant. Outrée, Solveig Halloin lui intime de se taire, le justifiant par un "vous êtes face à une survivante". Le public éclate de rire. A cet instant la voix de "Samantha" se fait entendre : "je sais pas si elle est survivante, mais elle bouge pas beaucoup" suivit du rire gras d'un autre homme sur le plateau, probablement Roland Jaccard. Au vu des autres attaques et insultes que "Samantha" lancera à Rosen au cours de l'émission, j'en déduis qu'il fait référence à l'age de Rosen.


Naulleau ne relèvera pas cette phrase. Rien de choquant. Rosen prend la parole, elle n'a pas dit plus de deux phrases depuis le début de l'émission, durement arrachées sous des monologues masculins. Elle annonce donc qu'il faut que cesse la vente des enfants. S'ils se foutent des femmes, peut-être auront-ils une pensée pour les enfants ? Le chroniqueur qui s'exprimait en grand connaisseur il y a quelques secondes prend une mine déconfite et lui répond : "quel est le rapport ?". "Quel est le rapport ? Quel est le rapport ?" se mettent-ils à scander tous en cœur. Naulleau approuve : "en effet, c'est pas tout à fait le sujet". Quel est le rapport entre des enfants prostitués et la prostitution ? Non, vraiment, je ne vois pas. La prostitution a donc été redéfinie par ses clients : des femmes consentantes, point barre. Or, la moyenne d'âge d'entrée dans la prostitution est 13/14 ans pour les filles. Ce n'est qu'une moyenne, c'est à dire qu'il y en a beaucoup qui ont moins de 13 ans. Le rapport c'est que les prostituées d'aujourd'hui sont les enfants prostituées d'hier. Lorsque l'on parle des enfants on parle des adultes et vice versa.


Le temps de parole des abolitionnistes doit approcher les 10 secondes, "Samantha" est donc furieux : "Tais toi vieux débris ! Tais toi !" lance-t-il à Rosen, alors que Naulleau lui fait signe de se calmer. Il donne la parole à Solveig Halloin. Elle est absolument révulsée par la violence et les moqueries à l'égard de Rosen. Je la cite : "Le plateau aura au moins le mérite d'être à l'image de la situation. Je voudrais témoigner de mon immense fierté d'être face à une femme (Rosen) d'une intelligence, d'un courage et d'une endurance... d'une survivante, parce que la plupart des prostituées en meurent. (Les hommes invités rient). Après tout ce qu'elle a vécu c'est un exploit. Et après tout ce qu'elle a vécu et enduré, d'être en face du patriarcat prostitueur et d'un lobby proxénète... (elle se tourne vers Naulleau qu'elle pointe du doigt) et VOUS êtes responsable d'inviter des lobbys proxénètes, car ce sont des lobbys proxénètes déguisés en syndicats". Naulleau l'interrompt. Préparez-vous au discours bien rodé de l'agent propagandiste : "ce ne sont pas des lobbys proxénètes, ce sont vos contradicteurs et pour un débat il faut des opinons opposées". Une féministe hurle dans le public "c'est pas un syndicat !" "Samantha", toujours prêt à relever le niveau, intervient : "tu n'es qu'une..." lance-t-il sans finir sa phrase. Puis il poursuit : "tu peux dénoncer, t'as pas de preuves, idiote que tu es !" à l'adresse de Solveig Halloin.

Bon prince, Naulleau intervient pour dire à Solveig et "Samantha" de se calmer "tous les deux" (au masculin s'il vous plait), puis il enchaîne en disant que certes, dans certains cas, la prostitution n'est pas choisie et que tout n'est pas que paillettes, qu'il y a des réseaux de trafiquants derrière.

"Samantha" ordonne aux femmes de se taire par un énième "tais toi !" avant de tenir les propos les plus violents de toute l'émission, s'adressant à la survivante de multiples viols, Rosen : "Non mais, toi, tais toi s'il te plait, hein, parce que toi 'ah le client m'a violé ah c'est un viol', quand t'as pris l'argent, c'était pas du viol non ?" Ce soir il a décidé de tout donner, de se rouler dans la merde jusqu'au bout pour obtenir son invitation dans les Anges de la télé-réalité. Silence radio du bon prince Naulleau, si soucieux des pauvres femmes exploitées il y a 5 secondes.


Le second porte parole du STRASS prend alors la parole pour exprimer son vécu. Il souffre beaucoup, en tant que "travailleur du sexe", de la loi votée il y a deux ans. Halloin le coupe pour asséner un "c'est pas un travail !" Un homme, non visible sur l'écran, lui répond "mais tais toi, toi !" Mais elle ne se tait pas, elle crie ; "menteur, c'est faux, menteur !" La production finit par couper son micro. Bien sûr que le public qui ne connait pas bien le sujet pourra se dire "ah mais Solveig Halloin, cette folle, elle ne laisse pas le débat avoir lieu !" En effet, elle ne laisse pas le débat avoir lieu. D'une part parce que ce n'est pas un débat et d'autre part parce qu'elle estime que la violence des hommes sur les femmes n'a pas a être débattue mais à être dénoncée et stoppée.


Une chroniqueuse se met alors à parler de la "misère sexuelle" de ces messieurs. Comprenez : lorsqu'un homme ne parvient pas à séduire des femmes, il doit pouvoir forcer les femmes les plus précaires à coucher avec lui. Un second chroniqueur prend la parole pour annoncer que s'il est interrompu il enverra à la personne "une ambulance". Ses collègues rient. On détend l'atmosphère à la mode de chez eux. Il explique ensuite que les abolitionnistes tuent le débat en ne laissant pas les mensonges s'exprimer en toute impunité.


Rosen Hicher prend à nouveau la parole, elle explique qu'elle a faillit mourir de la prostitution, mais qu'elle a survécu. Une voix masculine sur le plateau murmure "quelle dommage !" Oui, vous avez bien lu. Un homme sur un plateau de télé rit en souhaitant la mort d'une victime de la prostitution qui témoigne de l'enfer qu'elle a vécu. Était-ce Roland Jaccard ou "Samantha" ? Le plan caméra les montre, tous les deux, pouffant de rire. Mais comme leurs voix sont très similaires, impossible de deviner qui a parlé.


Naulleau, encore une fois, n'y trouve rien à redire. Rosen poursuit en expliquant le cas d'une femme qu'elle essaye d'aider, qui est prisonnière d'un trafic d'êtres humains depuis ses 16 ans. "Samantha" se tourne vers le public en riant. Complicité morbide.


L'émission se poursuit avec Naulleau, notre médiateur fier et impartial, qui se tourne vers Roland Jaccard. Son discours a changé, il répète que Roland a signé la pétition "Touche pas à ma pute !" et qu'il est donc un "client" de la prostitution et qu'il ne faut pas chercher à le cacher. Ça nous change du début de l'émission. Une discussion entre eux pendant la pub ? Oui, Roland nous confirme qu'il est client. Une femme glissera alors un "violeur !" discrètement capté par un micro. Elle ne croit pas si bien dire vu mes découvertes. Roland nous explique qu'il a "souvent eu, comme tout le monde, des rapports sexuels avec des prostituées. C'est extraordinairement banal." En mode : dédramatisons le viol, papy crado joue le client sympa. Il faut "vivre et laisser vivre", ajoute Roland, parlant d'une exploitation qui tue chaque jour.


Gros plans voyeuristes répétés sur le visage crispé de Solveig Halloin. "C'est une folle furieuse, voyez-vous ?" nous murmure plus ou moins subtilement C8. C'est le visage d'une femme pour qui écouter un violeur expliquer tout sourire qu'on doit le laisser faire est insupportable.

"Samantha" se met soudainement à hurler sur Halloin, je cite : "Tais toi, tais toi vermine, quand on sait rien on ferme sa gueule !" Naulleau n'en dira rien, il passe la parole à un autre homme, comme si de rien n'était. Pire, son chroniqueur prend alors la parole pour dire que c'est le comportement de Solveig Halloin qui est "profondément choquant". Cette dernière le coupe pour la dernière fois pour hurler : "la prostitution n'est pas un débat, c'est une question de vie ou de mort !"


Sur le site de C8, la vidéo s'arrête là.


Pourtant l'émission ne s'est pas finie comme ça, elle s'est finie par un "happening" : les militantes présentes dans le public sont entrées sur le plateau, prônant leurs messages sur leur T-shirt, posant fermement au centre de la scène. Le dernier ricanement misogyne aura lieu à ce moment là, quand "Samantha" s'exclame au sujet de Rosen : "Regarde, ah ah ah, elle est tellement fatiguée qu'elle arrive pas à monter sur le poteau la vioque !"

Les abolitionnistes tiennent bon, bras dessus bras dessous. Naulleau soupire, "c'est tellement excessif que c'en est ridicule". N'est pas excessif le viol des femmes, n'est pas excessif les propos misogynes et les injures, n'est pas excessif de se moquer d'une victime de viols répétés, non, est excessif de dénoncer la violence quotidienne faite aux femmes. Elles seront finalement expulsées par les hommes de la sécurité.


Alors pourquoi C8 a décidé d'arrêter la vidéo juste avant ce qui aurait pu lui faire de l'audience en replay ? Eh bien parce que juste avant, et c'est précisément là, à la seconde près, que la vidéo s’arrête, Solveig Halloin a mis en cause Canal +, possesseur de C8, pour avoir fait fortune sur la prostitution filmée. Une accusation tellement "excessive", tellement "ridicule", tellement "grotesque" selon Eric Naulleau, que le principal concerné a décidé de la cacher de son public en censurant sa propre émission, ce qu'il n'a pas pu faire en direct.

A savoir que cette même chaîne avait décidé d'adopter le direct en différé après un autre happening, cette fois celui d'une employée de C8 qui était venue protester contre ses conditions de travail en direct. Elle a été licenciée par la suite.


Finalement, une femme dans le public prend le micro et explique qu'elle connait des prostituées "qui ne diront pas qu'elles aiment leur métier mais qu'il leur convient". Une voix masculine sur le plateau ajoutera "tout le monde n'aime pas son métier".


"Ce sera le mot de la fin", conclu Naulleau. Le mot de la fin et le mot du début.



-Modesta